Publié le 05/04/2026 15:59
Mis à jour le 05/04/2026 16:19
Temps de lecture : 3min – vidéo : 4min
Dimanche 5 avril, le journal de 13 Heures fait escale dans le port de Sète, dans l’Hérault, qui accueille les plus beaux voiliers de la planète. Chargés d’histoire, les bateaux suscitent l’émerveillement de milliers de visiteurs.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Des vieux gréements venus du monde entier font escale à Sète (Hérault) pour une semaine, et sont accueillis en musique. « Il y a beaucoup de monde, et on fait la fête. C’est vraiment chouette », lance une participante. Les visiteurs sont déjà nombreux sur les quais et s’approchent pour photographier les navires historiques : 120 bateaux amarrés, certains construits il y a plus d’une centaine d’années. « C’est impressionnant, déjà, pour les faire venir tous en même temps », partage un homme. « L’ambiance, la musique, tout est au rendez-vous », poursuit une femme.
Parmi les bateaux à quai, est sûrement le plus connu d’entre eux, le Belem, plus grand voilier français, mais aussi une reproduction d’un galion espagnol du XVIIe siècle, qu’il est d’ailleurs possible de visiter. Un groupe d’amis venus de Fréjus (Var) ne sait plus où donner de la tête. « Il est magnifique, c’est une très belle construction. Tout ce qui est cordage, on ne sait plus dans quel sens il faut regarder le bateau tellement c’est beau », s’extasie François Di Pasquale, touriste. Cinquante-et-un mètres de long, trois mâts, l’envergure du voilier donne le tournis. Une balade sur le pont, puis les touristes s’engouffrent à l’intérieur du navire. À l’époque, 32 marins s’y affairaient. Alors, on se surprend même à vouloir rejoindre l’équipage. « Ça me donnerait presque envie de partir avec eux, et de revivre ces moments d’époque qui ont dû quand même être forts », partage Corinne Robert, une touriste.
Dehors, c’est une toute autre ambiance, plus sportive. Dans l’un des canaux de la ville, les équipages s’affrontent dans une course de rame traditionnelle, rythmée par la cadence musclée du barreur, mais aussi par les encouragements des supporters, un brin moqueurs. « On a vu qu’il manquait un peu d’entraînement pour ramer. C’était le grand désordre. Et alors dans le virage, c’était la panique », plaisante un homme.
Les équipages viennent du monde entier. La course a des airs de compétition internationale. C’est la troisième participation pour une équipe italienne, cette fois-ci avec la victoire. « On est vraiment heureux de ramer ici avec tous les autres, et de participer à ce merveilleux festival », commente un membre de l’équipe. Plus à l’écart de la foule, certains préfèrent observer les navires gigantesques depuis la mer. « On est sur la mer, donc c’est chouette. Puis avec des passionnés, c’est le meilleur moyen pour visiter », assure une touriste.
Comme l’air marin ouvre l’appétit, l’escale à Sète se joue aussi dans l’assiette. Sur les quais se trouvent des saveurs du monde entier, comme du hareng fumé, spécialité hollandaise qu’un cuisinier prépare sur place. « Avant, on les a faits mariner dans de l’eau salée pour le goût, et on les a laissés sécher pendant au moins quatre heures », détaille René Godvliat, vendeur de harengs fumés. Puis vient la dégustation. Sète, c’est le repère pour tous les amoureux de la mer.
Source:
www.franceinfo.fr




