Publié le 05/04/2026 22:15
Mis à jour le 05/04/2026 22:19
Temps de lecture : 4min – vidéo : 3min
Sur les réseaux sociaux, certains sites dénoncent les véhicules mal garés sur la chaussée. De nouvelles associations décident également de se mobiliser contre ces incivilités.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Une voiture sur le trottoir, coloriée par un passant excédé. Sur les réseaux sociaux, des photos dénoncent des véhicules sur des pistes cyclables ou des passages piétons. Des pratiques dénoncées en ligne, et bien réelles dans une rue de Montpellier (Hérault). « Les gens doivent apprendre à mieux se garer et à mieux comprendre que le matin il y a plein d’enfants qui vont à l’école », estime une riveraine.
Ces incivilités quotidiennes sur les routes, l’équipe de France Télévisions les a elle-même observées sur un trajet de quelques minutes. Exemple devant une école, où chaque sortie de classe pousse les parents à stationner sur la route. « À un moment donné, il faut bien qu’on puisse venir récupérer les enfants. On est obligé de faire du stationnement, entre guillemets, illégal », justifie un père de famille. « J’ai déjà reçu pas mal de PV en m’arrêtant ici, mais je ne peux pas faire autrement », abonde un autre.
Des petites infractions avec parfois de grandes conséquences. Ici, un passant non-voyant est contraint de contourner un véhicule par la piste cyclable, et de se mettre en danger. « Si on n’entend pas qu’il y a une voiture, surtout avec des voitures électriques aujourd’hui, on va se faire ramasser. Et d’autant plus que ça perturbe parce qu’on a nos repères. Et voilà, des fois on quitte le repère, et c’est difficile de le retrouver », explique le passant.
Sur Internet, ces stationnements gênants sont une affaire très sérieuse. Un site, au nom sans équivoque, les répertorie pour les dénoncer. Des associations de piétons et cyclistes, elles, vont directement au contact des contrevenants. Pour tenter de mettre un coup de frein à ces pratiques, elle distribue de fausses amendes aux conducteurs en infraction. « C’est un faux PV et c’est plutôt une action pour faire réfléchir les personnes aux conséquences de l’acte, qui paraît vraiment anodin, mais qui ne l’est pas tant que ça. Ils pensent être là pour très peu de temps, et que ce n’est pas grave. Mais en fait, si, c’est grave parce que ça peut être à l’origine d’accidents », avance Hélène Fourot Quillaud, la co-présidente de « Vélocité Grand Montpellier ».
Ces comportements poussent parfois à prendre des mesures plus incisives. Sur le parking d’une zone commerciale à Roquebrune-sur-Argens (Var), une herse a été installée par la propriétaire du terrain, car les automobilistes rentraient à contresens pour gagner du temps. « Je viens de le voir à l’instant. Je ne savais pas que ça existait », admet un conducteur. « Je suis passé plein de fois dessus déjà… dans le bon sens. Sinon, je serais passé qu’une fois, dans l’autre sens », glisse un autre.
Mais tous n’ont pas eu cette chance. « Un monsieur qui n’était pas attentif, qui a passé la herse, qui a crevé les pneus avant, les pneus arrière, qui ne s’en est pas rendu compte de suite, qui est venu se garer là. Il est allé acheter sa baguette, et quand il est ressorti, il croyait qu’il y avait quelqu’un qui lui avait crevé les pneus », raconte Franck Delage Artisan à Roquebrune-sur-Argens. Avant d’en arriver là, de plus en plus de villes ont recours à la vidéoverbalisation, pour peut-être mettre un stop à ces infractions routières.
Source:
www.franceinfo.fr




