Après une année riche en succès, le rappeur de 28 ans, originaire de Barbès, est nommé dans cinq catégories des Flammes.
Publié le 23/04/2026 06:00
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Avant même la quatrième édition des Flammes 2026, jeudi 23 avril à La Seine Musicale à Paris, le rappeur Guy2Bezbar s’impose comme l’une des figures importantes de l’événement avec plus de cinq nominations : artiste masculin de l’année, morceau de l’année, featuring de l’année, featuring international de l’année et cover de l’année. De quoi le propulser aux côtés des plus grandes stars telles Theodora et Hamza (9 nominations) ou Aya Nakamura (7 nominations).
Après une performance sur scène remarquée lors de la dernière cérémonie des Flammes, Guy2Bezbar, de son vrai nom Guy-Fernand Kapata, tire son succès de sa principale qualité : une identité singulière autant visuelle que musicale. Celle-ci repose sur son alter ego « Coco Jojo », également titre de son premier album studio. Au-delà du surnom, le rappeur a construit un style, positif et joyeux, à son image.
Pourtant, rien ne le prédestinait à une carrière dans la musique. Tout débute sur les terrains de football parisiens. Ailier gauche au club des Enfants de la Goutte d’Or, très jeune il est convoité par de grands centres de formation comme le Paris FC ou West Ham, club anglais de Premier League. Finalement, ce passionné du ballon rond quitte les pelouses et se tourne vers la musique, inspiré notamment par Michael Jackson qu’il admire. Dans une interview accordée à la chaîne YouTube CKO_ENT, il révèle avoir débuté la musique grâce aux rappeurs Mokless et Koma du groupe de hip-hop la Scred Connexion. Il puise ensuite son inspiration chez des rappeurs américains comme Meek Mill.
En 2015, à seulement 17 ans, Guy2Bezbar signe son premier succès dans le rap grâce au morceau Ah non c’est terrible, en featuring avec d’autres rappeurs parisiens dont Niska. Le clip sur YouTube qui cumule aujourd’hui plus de 17 millions de vues a servi de tremplin à sa carrière. Son amitié avec Niska lui vaudra son premier single de platine en 2021 avec leur titre commun De bon matin.
Guy-Fernand Kapata passe rapidement de jeune garçon du quartier de Barbès dans le XVIIIe arrondissement de Paris à star montante de la scène rap française. Il s’autoproclame symbole d’une « jeunesse dorée », entendez qui porte les signes d’une réussite. Le slogan devient une signature, le titre de son album nommé pour la flamme de la meilleure cover : l’artiste aspire dorénavant à montrer la voie à d’autres jeunes issus des quartiers populaires. Interrogé lors de l’émission En Aparté sur Canal+ il explique : « Là d’où l’on vient, il y a plein de talents […] Tous les fans qui se reconnaissent en moi sont des personnes ambitieuses. »
Depuis le succès de son titre Monaco, en 2024, certifié single de diamant, il aurait peut-être trouvé la recette miracle : des morceaux aux rythmes saccadés et entraînants à l’image de Melrose Place, sorti en 2025, lui aussi single de diamant, nominé pour la flamme du morceau de l’année et celle du featuring de l’année. Un style de plus en plus commun qui se propage dans l’industrie musicale, utilisé par des chanteurs comme Gims ou Keblack.
Le destin semble aujourd’hui sourire en retour au rappeur jovial des débuts. Parmi ses cinq derniers projets, quatre sont disque d’or. On le retrouve également sur des morceaux aux côtés de grands noms de la musique comme Théodora, SDM, Tayc et même à l’international avec la pointure américaine Rick Ross invitée sur le morceau Belly.
Lors de la cérémonie 2025, la flamme de l’artiste masculin de l’année pour laquelle il concourait, avait été remportée par Tiakola. Pour cette quatrième édition, Guy2Bezbar dispute cette distinction face à des cadors du rap français comme Jul ou Ninho. Il est donc loin d’être favori. Sacre ou non, les récents succès commerciaux ont donné des ailes au rappeur. « Jusqu’aux étoiles », espère-t-il sûrement, pour reprendre le titre d’un abum cosigné avec son ami Leto.
Source:
www.franceinfo.fr





