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"Ce blanc, cette neige éternelle…C'est hallucinant" : le Mont Cook en Nouvelle Zélande, point culminant du bout du monde


Publié le 06/04/2026 16:42

Temps de lecture : 4min – vidéo : 5min

Direction, lundi 6 avril, le parc national du Mont Cook, le point culminant de la Nouvelle Zélande. Un territoire alpin sauvage inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco qui domine un paysage spectaculaire de pics, de glaciers et de lacs. C’est ici que l’alpiniste Edmund Hillary a perfectionné ses techniques avant de conquérir l’Everest.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.

C’est une route qui mène au point culminant du bout du bout du monde : le Mont Cook, en Nouvelle Zélande, Aoraki en langue maorie. 3 724 mètres, tout en majesté. Avec en contrebas, le spectacle des icebergs, au cœur d’immenses lacs glaciaires. Ce matin-là, trois vacanciers venus de Fribourg, en Suisse, parcourent le parc national du Mont Cook. « Je me demande s’il y a des avalanches de temps à autre. Il y a quand même des séracs qui doivent descendre », glisse l’un d’eux.

Des sentiers faciles d’accès offrent une multitude de points de vue sur le massif néo-zélandais, appelé les Alpes du Sud. « C’est incroyable. Ici on se croit à quelque part dans l’Himalaya, et puis on se retourne, et c’est plat. C’est incroyable, et c’est séparé de quelques centaines de mètres. C’est hallucinant. C’est blanc, cette neige éternelle…. Impressionnant », se réjouit Claude Baechler, un touriste suisse. Après une petite heure de marche, apparaît devant eux l’un des lacs glaciaires du parc national. « C’est magique. À l’autre bout du monde, cette air pur… », s’émerveille Patricia Baechler.

Au pied du Mont Cook, le lac Tasman est le plus connu des lacs glaciaires, comme un petit morceau d’Antarctique perdu en Nouvelle-Zélande. On y trouve des icebergs, qui se détachent en réalité du glacier Tasman. À sa base, il mesure 30 mètres de haut, l’équivalent d’un immeuble de dix étages. Pour des raisons de sécurité, l’équipe de France Télévisions reste à 500 mètres de distance du glacier, qui lentement mais inexorablement disparaît. « En été, des morceaux du glacier en surface s’effondrent tous les deux ou trois jours en moyenne. Mais on a aussi des morceaux sous l’eau, qui se brisent trois ou quatre fois par an. Ceux-là peuvent avoir la taille d’un hôtel qui surgit de l’eau, c’est terrifiant. En 40 ans, on a perdu sept kilomètres de glace », explique Kim Mitchell, guide chez « Glacier Explorers » au Mont Cook.

L’immense lac a été formé depuis les années 70 par la fonte des glaces, qui ne cesse de s’accélérer avec le réchauffement climatique. Un spectacle rare sous ces latitudes qu’est venu voir un Montpelliérain, employé d’hôtels dans la région. « C’est juste magnifique. Ce qui est intéressant, c’est de voir la différence de coloris avec ce noir qui vient de la montagne, des pierres, des rocs, et le bleu cristal qui se mélange avec cette eau assez grise, bleue, on ne sait pas trop exactement comment la décrire. Mais le spectacle est grandiose. En plus, avec le Mont Cook juste derrière, que demander de mieux ? », commente Paul Silvestrini, employé d’hôtel au Mont Cook.

Les fragments de glace à la surface du lac Tasman racontent en réalité l’histoire géologique du massif alpin. « Il a entre 200 et 600 ans. Les plus vieux datent de 600 ans. C’est froid, très lourd aussi. Mais en réalité, c’est incroyable. C’est un morceau de l’histoire de la Nouvelle-Zélande qui va disparaître très rapidement », montre la guide.

L’histoire du Mont Cook est aussi incarnée par cette figure légendaire, Sir Edmund Hillary. Le Néo-Zélandais est le premier homme à avoir gravi l’Everest avec son sherpa en 1953. Et c’est ici, au Mont Cook, qu’il s’entraînait pour sa conquête de l’Himalaya, mais aussi pour ses premières expéditions en Antarctique. Au pied du Mont Cook, Sir Edmund Hillary a désormais son musée dédié. Avions, véhicules spéciaux pour les glaces et photos retracent la vie de l’homme, devenu une icône néo-zélandaise. « Sir Edmund Hillary s’est beaucoup entraîné ici. C’est ici que son talent et que sa force de caractère se sont révélés. Pour nous, c’est quelque chose de très important, parce qu’on est fiers de ce qu’il a réalisé et de montrer tout ça au Mont Cook », raconte Tim Thorstensen, du Sir Edmund Hillary l’Alpine Center, à l’Hermitage Hôtel.

Dans les pas de leurs glorieux prédécesseurs, des alpinistes du monde entier continuent de gravir le Mont Cook, symbole de la beauté sauvage de la Nouvelle-Zélande.


Source:

www.franceinfo.fr

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