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« Ça doit être quelqu’un qui nous cause tous les jours, forcément » : en Bretagne, le mystérieux « frappeur » hante toujours les habitants de Goudelin

C’était il y a quelques jours, à l’hôpital de Guingamp, dans les Côtes-d’Armor. Un médecin s’approche de la chambre d’une patiente, âgée de 75 ans, tout juste arrivée des urgences. Elle souffre d’un mal étrange : son corps entier semble l’avoir lâchée, une fatigue immense, elle tremble, incapable de se lever. Le médecin toque pour s’annoncer. Mais c’est un hurlement qui lui répond.

A l’intérieur, terrifiée, Monique (les personnes désignées par leur seul prénom ont choisi de rester anonymes) est plus pâle que les draps. Elle tente de reprendre son souffle. Ce sont les coups contre la porte de sa chambre qui l’ont épouvantée, chacun d’eux l’a atteinte de plein fouet, la cognant comme un poing. Ils lui rappellent celui qui hante ses nuits dans sa maison : le frappeur. « Il va finir par me faire claquer », murmure Monique.

Cette histoire mystérieuse semble surgie d’un autre temps, défiant les caméras de surveillance, les réseaux sociaux ou la police scientifique. Depuis trois ans, un insaisissable rôdeur échappe aux traques des gendarmes, des élus ou des voisins dans le village rural de Goudelin, 1 710 habitants, près de Guingamp. Sitôt le soir tombé, un inconnu cogne aux portes, mais seulement à celles des plus vulnérables, les femmes âgées vivant seules.

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D’elles, il semble tout connaître : leur intimité, leurs habitudes, leurs allées et venues, la disposition de leur maison. Chez l’une, il a attendu qu’elle rentre d’une soirée à la salle des fêtes pour se manifester. Quand le vieux mari d’une autre a été hospitalisé, il s’est mis à taper aux volets de l’épouse, désormais isolée. Un chien ou la visite d’invités lui fait éviter certaines maisons. « Ça doit être quelqu’un qui nous cause tous les jours, forcément. On se sent traquée », témoigne une victime.

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Source:

www.lemonde.fr

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