Le Conseil constitutionnel, présidé par Richard Ferrand, serait-il tenté de redevenir le « chien de garde de l’exécutif », comme certains l’avaient caricaturé à ses débuts ? Véritable « boîte noire » dont rien ne filtrait depuis soixante-sept ans, l’institution a pour la première fois laissé apparaître des tensions internes, avec l’éviction brutale, le 24 mars, de la secrétaire générale Aurélie Bretonneau. Au risque de laisser planer une ombre sur son rôle politique, à un an de l’élection présidentielle.
Nommé à la tête de l’institution pour neuf ans, en mars 2025, par Emmanuel Macron, Richard Ferrand pourrait connaître trois présidents de la République durant son mandat. Si le Rassemblement national arrivait au pouvoir en 2027, il lui reviendrait de faire face à une tentative de référendum sur la politique migratoire, quand bien même celle-ci ne fait pas partie du champ de l’article 11 de la Constitution. « Un coup d’Etat juridique », dénonce par avance Bernard Poignant, ancien député socialiste du Finistère et vieil ami de Richard Ferrand, confiant que cet enjeu politique est « un véritable souci » pour le président du Conseil constitutionnel.
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