Publié le 07/04/2026 20:34
Mis à jour le 07/04/2026 20:48
Temps de lecture : 4min – vidéo : 3min
Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, est l’invité du 20 Heures, mardi 7 avril. Il réagit à l’annonce de la libération des ex-détenus Cécile Kohler et Jacques Paris, désormais en route pour la France.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l’interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, est l’invité du 20 Heures, mardi 7 avril.
France 2 : Merci d’être là ce soir, particulièrement alors que l’actualité s’accélère. D’abord, nos compatriotes, Cécile Kohler et Jacques Paris, ont pu quitter l’Iran ce matin. Comment vont-ils, où sont-ils à l’heure où nous parlons, et quand vont-ils arriver en France ?
Jean-Noël Barrot : D’abord permettez-moi d’exprimer mon immense émotion de les savoir libres, après l’enfer qu’ils ont vécu. Et j’ai évidemment une pensée pour leurs proches, avec lesquels je me suis entretenu à l’instant, mais aussi pour tous les agents du ministère des Affaires étrangères qui les ont accompagnés, qui se sont battus sans relâche pour obtenir cette libération. Puis, à titre personnel, c’est pour moi aussi une émotion particulière parce que mon premier entretien, le jour de ma prise de fonction comme ministre des Affaires étrangères, était avec mon homologue iranien pour exiger leur libération. C’est donc un travail collectif de longue haleine, qui a porté ses fruits.
Et alors, où sont-ils et quand arrivent-ils ?
Ils sont aujourd’hui en Azerbaïdjan, puisqu’ils ont franchi la frontière à la mi-journée. Ils seront de retour [mercredi] matin où ils seront accueillis par leurs familles et leurs proches, par les équipes du centre de crise du ministère des Affaires étrangères. Et puis je n’ai pas de doute que le président de la République souhaitera les recevoir lui aussi.
Emmanuel Macron a remercié les autorités omanaises. Pourquoi ? À quel moment les négociations ont-elles abouti, et y a-t-il eu contrepartie ? On pense à cette femme iranienne que Téhéran réclame. Est-ce que vous avez levé son assignation à résidence ? Va-t-elle pouvoir entrer ?
Sur le rôle des autorités d’Oman, elles ont permis, sur la dernière ligne droite, de faire passer un certain nombre de messages au sein du système iranien. Sur la temporalité, c’est dimanche soir, dimanche de Pâques, que j’ai reçu un appel de mon homologue, ministre des Affaires étrangères de l’Iran, me confirmant que la décision était prise de leur côté. Vous savez, c’est un travail de longue haleine, je le disais. Ça fait un an et demi que nous travaillons sur le sujet. Nous avons exploré de nombreux scénarios et ce sont des discussions qui sont sensibles, qui sont par nature confidentielles et qui doivent le rester.
Son assignation à résidence est-elle levée ?
L’assignation de qui ?
De cette femme iranienne, Mahdieh Esfandiari.
J’ai vu une dépêche AFP qui le confirmait, mais ce que je peux vous dire, c’est qu’en aucun cas et d’aucune manière nous n’avons, par exemple, puisque j’ai vu que certains étaient tentés de le reprocher à la France, mêlé le sort de nos otages, qui était une priorité absolue pour nous, avec les choix de politique étrangère de la France. Jamais.
Encore un mot sur Christophe Gleizes, ce journaliste français retenu depuis presque deux ans maintenant en Algérie. Avez-vous des nouvelles ? Que pouvez-nous nous dire ce soir ?
Il va bien, mais nous exigeons sa libération immédiate. Et nous y parviendrons. Parce que nous sommes parvenus ces derniers mois, grâce à la mobilisation du ministère des Affaires étrangères, à obtenir des libérations, des retours du Venezuela, des retours de Malaisie et maintenant des retours d’Iran. Donc nous allons continuer à nous mobiliser pour Christophe Gleizes pour obtenir sa libération.
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Source:
www.franceinfo.fr




