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Alzheimer : votre taux de vitamine D à la quarantaine pourrait influencer votre cerveau des années plus tard

Ce que vous faites à 40 ans pourrait-il façonner votre cerveau à 60 ? En France, selon l’Inserm, près d’un million de personnes vivent avec la maladie d’Alzheimer. Si les symptômes sont aujourd’hui bien identifiés, les mécanismes précoces de la maladie restent encore mal compris.

Une étude récente, publiée début avril 2026 dans la revue Neurology Open Access, s’est penchée sur un paramètre simple, mesurable bien avant l’apparition des premiers symptômes : le taux de vitamine D. Et si tout se jouait bien plus tôt qu’on ne le pense ?

Une étude sur 16 années montre un lien entre vitamine D et marqueurs précoces d’Alzheimer

Pour explorer ce lien, les chercheurs de l’Université de Boston ont suivi 793 adultes âgés d’environ 39 ans, sans troubles cognitifs au départ. Leur taux sanguin de vitamine D a été mesuré une première fois, puis, 16 années plus tard, des examens d’imagerie cérébrale ont permis d’évaluer la présence de deux protéines associées à la maladie d’Alzheimer : la protéine tau et la bêta-amyloïde.


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Résultat : les personnes ayant un taux de vitamine D supérieur à 30 ng/mL à la quarantaine présentaient moins d’accumulation de protéine tau dans le cerveau des années plus tard. « Ces résultats suggèrent que des taux plus élevés de vitamine D à la quarantaine pourraient protéger contre le développement de dépôts de protéine tau », explique Martin David Mulligan, auteur de l’étude.

imagerie cerveau alzheimer
Après avoir mesuré la vitamine D à la quarantaine, les chercheurs ont analysé le cerveau des participants 16 années plus tard grâce à une imagerie cérébrale, qui a révélé des signes précoces associés à Alzheimer, bien avant les symptômes. © Atthapon, Adobe Stock

Protéine tau et Alzheimer : pourquoi ce marqueur est essentiel pour comprendre la maladie

La protéine tau joue un rôle essentiel dans le fonctionnement normal des neurones. Mais lorsqu’elle s’accumule de manière anormale, elle forme des enchevêtrements toxiques qui perturbent la communication entre les cellules cérébrales. Ces dépôts constituent l’un des premiers signes biologiques de la maladie d’Alzheimer, bien avant les symptômes.

L’étude n’a trouvé aucune association entre la vitamine D et la protéine bêta-amyloïde, un autre marqueur classique de la maladie. Cela suggère que la vitamine D pourrait agir sur certains mécanismes spécifiques, mais pas sur l’ensemble du processus pathologique.

Vitamine D et Alzheimer : une association prometteuse 

Les chercheurs insistent sur un point essentiel : il s’agit d’une corrélation, et non d’une preuve de cause à effet.

Par ailleurs, le taux de vitamine D n’a été mesuré qu’une seule fois au début de l’étude, ce qui limite l’interprétation des résultats. D’autres travaux seront nécessaires pour déterminer si maintenir un bon niveau de vitamine D dans le temps peut réellement réduire le risque de démence.

Ce lien entre vitamine D et santé cérébrale n’est pas nouveau. Dès 2017, des travaux menés par l’Inserm montraient qu’une carence ou une insuffisance en vitamine D était associée à un risque multiplié par deux de démence, et jusqu’à trois fois plus élevé pour Alzheimer.

Ces recherches suggéraient également que l’effet pouvait être amplifié par d’autres facteurs nutritionnels, comme un faible apport en « bonnes graisses » ou en antioxydants.

Alzheimer : et si tout commençait par une carence ? © Doucefleur, iStock

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Peut-on réduire le risque d’Alzheimer avec la vitamine D ? Ce que disent les scientifiques

L’un des enseignements majeurs de cette nouvelle étude concerne le moment d’intervention. « La quarantaine est une période où la modification des facteurs de risque peut avoir un impact plus important », souligne Martin David Mulligan.

Autrement dit, la prévention d’Alzheimer pourrait commencer bien avant les premiers troubles, à un âge où les habitudes de vie sont encore modulables.

Exposition au soleil, alimentation, mode de vie… La vitamine D pourrait n’être qu’une pièce du puzzle, mais une pièce importante. Reste désormais à confirmer si agir sur ce levier peut réellement faire la différence sur le long terme.


Source:

www.futura-sciences.com

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