Ils sont plusieurs milliers, ce samedi 4 avril, sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) à scander le prénom du maire (LFI) fraîchement élu de la deuxième commune la plus importante d’Ile-de-France : « Bally ! Bally ! Bally ! ». Plusieurs milliers à répéter, comme un refrain, les mots prononcés à la tribune par celui qui les a appelés, quelques jours plus tôt, à se rassembler sous les fenêtres de son nouveau bureau : « Résistance ! Résistance ! Résistance ! »
Face à la déferlante d’attaques racistes dont il a été la cible dès le soir de sa victoire au premier tour des élections municipales, le 15 mars, Bally Bagayoko veut réveiller « le combat des combats, celui contre le racisme », a-t-il lancé au micro face à une foule compacte et très diverse, à qui il a donné un nouveau rendez-vous, le 3 mai, sans en préciser les détails.
« Nous avons une tâche importante à accomplir », a-t-il déclaré avant de dévoiler quelques-unes de ses prochaines initiatives en faveur de la cause antiraciste : la création d’un « réseau d’élus qui portent la lutte impérieuse contre l’extrême droite et le racisme » et la demande d’un rendez-vous avec le premier ministre, Sébastien Lecornu, pour porter la parole de la lutte.
Il vous reste 77.44% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Source:
www.lemonde.fr




