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À Abidjan, les freins au marché commun en Afrique de l’Ouest au cœur de réunions initiées par la Cédéao

Comment améliorer le marché commun en Afrique de l’Ouest et faire en sorte que les produits agricoles de grands marchés comme ceux de Kano au Nigeria ou de Kumasi au Ghana soient correctement reliés aux grandes villes africaines ? Pendant deux jours, experts, institutions et acteurs de filières nationales se réunissent autour de réunions initiées par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao).

Publié le : 29/04/2026 – 12:04Modifié le : 29/04/2026 – 12:13


2 min Temps de lecture

Avec notre correspondante à Abidjan, Bineta Diagne

Pour les producteurs, le casse-tête est toujours le même : ils subissent des tracasseries administratives au niveau des frontières, lorsqu’ils veulent transporter et vendre leurs marchandises dans d’autres marchés ouest-africains.

Par ailleurs, le coût des transports est encore trop élevé. Il faudrait miser sur le transport ferroviaire, estime Mamadou Cissoko, le président d’honneur du Réseau des organisations paysannes et de producteurs de l’Afrique de l’Ouest (Roppa) : « Il n’y a pas d’infrastructures. On avait demandé le rail. Ce n’est possible qu’avec des investissements publics et privés. Aujourd’hui, si tu veux prendre du maïs de Bobo-Dioulasso pour l’amener à Dakar, le prix du transport sera plus élevé que le prix de la vente du produit à Dakar. Parce qu’avec les camions, la durée, ce n’est pas possible… »

« Nous avons des projets pour développer le ferroviaire et l’aérien »

La Cédéao a bien conscience de ces difficultés. Elle diversifie donc ses projets. Kolawole Sofola, directeur du commerce au sein de la Commission de la Cédéao, affirme : « Nous avons des projets pour développer le ferroviaire et l’aérien. Nous faisons aussi un effort pour développer nos corridors maritimes. Douze États membres reposent sur une économie côtière. Donc, le secteur maritime est un autre axe clé sur lequel nous nous focalisons. On ne se concentre donc pas seulement sur les routes. »

Pour l’heure, près de 10 milliards de dollars ne seraient pas captés par les statistiques officielles, concernant le commerce en Afrique de l’Ouest, selon le club Sahel/Afrique de l’Ouest de l’OCDE.

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Source:

www.rfi.fr

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