Plusieurs syndicats de l’Éducation nationale font grève à Mayotte pour dénoncer des suppressions de classes, un manque de moyens et une dégradation des conditions d’apprentissage alors que de nombreux enfants restent encore non scolarisés.
Publié le 22/04/2026 08:25
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« 15 000 enfants non scolarisés dans la République, c’est une folie », dénonce mercredi 22 avril sur France Inter Benoît Hamon, président du réseau ESS France, la structure qui représente l’économie sociale et solidaire en France. Une grève des enseignants est en cours à Mayotte pour dénoncer la non-scolarisation de plus 15 000 enfants de 3 à 15 ans, selon l’observatoire de la non-scolarisation à Mayotte.
Selon Benoît Hamon, en déplacement à Mayotte, l’État n’est pas seulement « absent », il est « démissionnaire dans certains aspects de ses missions fondamentales ». L’école « relève des devoirs de la puissance publique » et à Mayotte, « ces engagements ne sont pas tenus », dit-il.
« Qui compense tout cela ? Des organisations de l’économie sociale et solidaire », assure Benoît Hamon. Le président du réseau ESS France dit avoir rencontré à Mayotte des associations « qui font des classes d’enfants non scolarisés », avec « des professeurs volontaires » et des « bénévoles », « c’est délirant qu’on puisse entendre ça ».
À Mayotte, les syndicats enseignants appellent depuis mardi à une grève, jusqu’au jeudi 23 avril, pour dénoncer des suppressions de classes, un manque de moyens et une dégradation des conditions d’apprentissage sur un territoire où de nombreux enfants restent encore non scolarisés. Après une rencontre avec la rectrice mardi, une autre réunion est prévue jeudi « avec des élus, des maires et des conseillers départementaux, présidée par le préfet et le président du département, et avec la rectrice », précisent les syndicats.
Source:
www.franceinfo.fr





