- Advertisement - spot_imgspot_img
AccueilScienceUne IA révèle de nouvelles exoplanètes dans les images de TESS

Une IA révèle de nouvelles exoplanètes dans les images de TESS

Des astronomes de l’université de Warwick (Royaume-Uni) annoncent avoir validé 118 planètes dans les données du satellite américain TESS, dont 31 nouvelles détections, grâce à un logiciel d’intelligence artificielle baptisé RAVEN. TESS, lancé par la Nasa en 2018, repère les exoplanètes par la méthode du transit : lorsqu’une planète passe devant son étoile, elle en fait très légèrement baisser l’éclat. Mais la technique peut produire des faux positifs et la réalité de l’existence de l’exoplanète doit être confirmée. C’est précisément là que RAVEN entre en scène.

Une IA pour détecter des planètes

Les chercheurs ont appliqué cet outil à plus de 2,2 millions d’étoiles observées pendant les quatre premières années de TESS, en se concentrant sur des planètes en orbite courte, de 0,5 à 16 jours. Ces mondes sont les plus faciles à repérer par transit, car ils repassent souvent devant leur étoile, et ils constituent aussi un laboratoire commode pour comprendre l’architecture des systèmes planétaires compacts.

L’équipe a entraîné ses modèles sur de vastes jeux de données simulées mêlant vraies signatures planétaires et faux positifs plausibles. Résultat : des performances élevées sur les tests internes, et une validation de 118 planètes répondant à des critères statistiques stricts. Les résultats sont publiés dans la revue MNRAS. Parmi les planètes validées figurent des mondes à période ultra-courte, qui bouclent une orbite en moins de 24 heures, des systèmes multiplanétaires serrés et plusieurs objets situés dans le « désert des Neptunes ». Une région des systèmes planétaires qui contient des astres ayant une période de révolution inférieure à quatre jours. On a retrouvé dans cette zone des planètes beaucoup plus grosses, des Jupiters chaudes, des planètes rocheuses de plus faible masse, comme certaines super-Terres récemment identifiées mais seulement une poignée de planètes de la taille de Neptune, dont la première a été repérée en 2020.

Des cibles pour des explorations futures

Dans une étude compagnon, la même équipe s’appuie sur cet échantillon homogène pour mesurer la fréquence des planètes proches autour des étoiles semblables au Soleil ou un peu plus chaudes ou plus froides. Elle conclut qu’environ 9 à 10 % des étoiles de ce type hébergent une planète en orbite rapprochée, un résultat cohérent avec les estimations du satellite Kepler, mais avec des incertitudes jusqu’à dix fois plus faibles selon les auteurs.

L’équipe a aussi rendu publics des catalogues et des outils interactifs pour aider à sélectionner des cibles prometteuses en vue d’observations futures depuis le sol ou avec de prochaines missions comme PLATO, la mission de l’Agence spatiale européenne (ESA) consacrée à la recherche et à la caractérisation d’exoplanètes autour d’étoiles brillantes. 


Source:

www.sciencesetavenir.fr

Annonce publicitairespot_img

Derniers articles

Annonce publicitairespot_img