Le jury, composé de cinq personnalités issues de la recherche, du militantisme et du monde associatif, s’est réuni pour départager plusieurs œuvres de fiction abordant la condition animale.
Parmi elles, Walabi, d’Antoine Philias, a été retenu dans la catégorie du roman. Le jury a voulu « récompenser un livre original, à l’humour dévastateur, qui dénonce de façon légère mais terriblement efficace le système d’exploitation des zoos, des réserves, des safaris, des nouveaux animaux de compagnie ». L’ouvrage adopte un ton satirique pour traiter de la captivité animale sous différentes formes.
La bande dessinée La meute, de Grégory Delaunay, s’est imposée dans sa catégorie. Le récit suit un jeune loup et s’attache à décrire son environnement, tout en évoquant les pressions exercées par les activités humaines. Le jury salue « un graphisme magnifique qui célèbre la beauté d’animaux en liberté et de sites peu anthropisés. Le récit de ce jeune loup est accompagné de commentaires sur la manière dont les humains détruisent par “haine, par bêtise” les individus de tant d’autres espèces “susceptibles d’occasionner des dégâts” ».
Des livres pour aborder la question animale autrement
Dans la catégorie jeunesse, le jury a retenu Chez nous c’est vegan, de Clara Cuadrado. L’histoire met en scène une enfant invitée chez un camarade, qui découvre à cette occasion un mode de vie végane. Cette fois-ci, le jury a voulu « célébrer la simplicité efficace d’un album qui fait connaître le véganisme et enseigne le respect des autres animaux de façon légère, sans insister mais en suscitant des interrogations fondamentales sur l’alimentation carnée, les zoos ou les animaux dits de compagnie. » Le récit s’adresse à un jeune public, en s’appuyant sur des situations du quotidien.
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La maison d’édition Evalou, qui publie l’ouvrage, fonctionne sur un modèle bénévole. Elle indique reverser les bénéfices de ses livres à des associations de protection animale. Pour ce titre, les fonds sont destinés à L214 Éthique & Animaux.
Le prix suit une initiative portée par plusieurs structures engagées, dont l’Association Végétarienne de France, L214, le Mouvement Utopia et Code Animal. Leur objectif commun est de soutenir des œuvres qui abordent la question animale sous un angle accessible.
Une remise prévue à Tours fin juin
Les lauréats recevront leur récompense le 27 juin, à Tours, dans le cadre de Vegan Place. La cérémonie se tiendra sur le studio mobile de radio Campus. Elle sera présidée par Florence Dellerie, marraine du prix.
Le Prix Maya s’est installé comme un rendez-vous régulier pour ce type de littérature engagée. En distinguant des formats variés, il met en avant des approches narratives parfois très différentes autour d’un même thème.
L’initiative repose sur l’idée que la fiction peut servir de point d’entrée pour interroger les relations entre humains et animaux. Les œuvres sélectionnées cette année démontrent bien cette diversité de traitement, entre satire, récit naturaliste et histoire destinée aux plus jeunes.
L’année dernière, les lauréats étaient Charlie Gilmour pour Premières Plumes, traduit par Anatole Pons-Reumaux (Éditions Métailié), Nicolas Jolivot pour Tino, un merle au jardin (Éditions HongFei) et Pome Bernos et François Sarano pour S’il te plaît, dessine-moi un cachalot (Éditions Actes Sud).
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