La frontière franco-britannique risque-t-elle d’être « désarmée » ? La question se pose alors que le financement par les Britanniques du dispositif de surveillance du littoral français arrive à échéance le 31 mars. Et aucun accord n’a été trouvé entre Paris et Londres pour un nouveau cycle de financement. « Les négociations ont échoué, tout est remonté au niveau du ministre », confie une source place Beauvau. Ces négociations portent sur une enveloppe d’environ 750 millions d’euros sur trois ans, en vertu du traité bilatéral de Sandhurst.
Entre 2023 et 2026, la contribution britannique au bénéfice de la France pour sécuriser les frontières s’est déjà élevée à 541 millions d’euros. Sur cette période, les traversées maritimes de la Manche par des personnes migrantes à bord de petits canots pneumatiques n’ont cessé de croître. Plus de 41 000 personnes ont rejoint l’Angleterre en small boats, contre environ 29 000 en 2023.
A en croire le Times du 23 mars, Londres réclame que les fonds ne soient versés qu’en fonction d’objectifs de traversées évitées à atteindre. « Les Anglais veulent nous coller des objectifs chiffrés et du reporting opérationnel au quotidien. Ils voudraient piloter le dispositif », ajoute la source française citée plus haut.
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Source:
www.lemonde.fr




