Publié le 30/03/2026 15:52
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C’est un procès hors norme qui s’ouvre lundi 30 mars à Paris, celui notamment de francs-maçons et de plusieurs agents des services de renseignement français accusés de tentative de meurtre et d’association de malfaiteurs. Ils ont entre 30 et 73 ans et certains d’entre eux étaient persuadés d’agir en secret au service de la France.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Dans ce procès, 22 accusés sont jugés pour meurtre et association de malfaiteurs. Il s’agit d’anciens militaires de la DGSE, les services de renseignement français, et des chefs d’entreprise, tous membres d’une loge franc-maçonne qui abritait une officine de tueurs à gages. Des hommes de main embauchés pour éliminer des concurrents gênants.
Marie-Hélène Dini est partie civile dans ce procès. En juillet 2020, la cheffe d’entreprise échappe de peu à la mort. Elle était l’une des cibles à abattre. « Un matin, on a essayé de me tuer. C’est impressionnant le dispositif qu’il y avait ce jour-là pour essayer de me tuer », se rappelle-t-elle.
En tout, 26 faits de meurtre et tentatives de meurtre, et 86 délits : passage à tabac, intimidation, menace. Les donneurs d’ordre payaient jusqu’à 70 000 euros pour se débarrasser d’un rival. En 2018, Laurent Pasquali, coureur automobile amateur, est exécuté dans son parking, un mode opératoire particulièrement glaçant. « Il a été lâchement assassiné et mis dans un coffre de voiture, transporté pendant 600 kilomètres en plein milieu de la France, dans une forêt, enterré en position fœtale avec un sac en plastique sur la tête », détaille Me Sandrine Pegand, avocate de la famille de Laurent Pasquali.
Les tueurs à gages présumés affirment avoir été manipulés, pensant agir pour la DGSE au service de la France. Même argument pour la défense des commanditaires présumés. « Il va falloir que la hiérarchie s’explique et que nous comprenions les tenants et les aboutissants de cette histoire et le rôle de chacun, notamment de la DGSE », indique Me Marie-Alix Canu-Bernard, avocate de Pierre Bourdin, ex-militaire de la DGSE. Comment ces hommes ont-ils pu commanditer et commettre des faits aussi invraisemblables. La justice dispose de trois mois pour y répondre.
Source:
www.franceinfo.fr




