Publié le 31/03/2026 22:06
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Une impressionnante tempête de sable a balayé le nord-ouest de l’Afrique, dans le Sahara, et se dirige vers les Canaries : la muraille de sable de 1 600 km a été captée par les satellites. Les images sont saisissantes.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Un paysage d’apocalypse, comme irréel. Dans le désert algérien, à la frontière de la Mauritanie, un homme filme, impressionné, un gigantesque mur de poussière. Une tempête de sable de plusieurs centaines de mètres de haut, inarrêtable. Le témoin de la scène finit par s’abriter dans une tente. Le phénomène a balayé une vaste partie de l’Afrique du Nord. Au sud du Maroc, une lumière orangée. En Algérie, la visibilité est réduite sur les routes. Vu du ciel, une marée de poussière beige très nette, en haut à droite, recouvre les dunes jaunes.
Des tempêtes fréquentes à cette saison, mais celle-ci est très intense. « Ce qui est un peu plus exceptionnel, c’est l’étendue de cette tempête de sable sur 1 600 km. Et forcément, quand il y a autant de sable dans l’atmosphère, on s’en rend d’autant plus compte quand ça va toucher, comme ici, du côté des îles Canaries et des zones habitées », analyse Sébastien Thomas, journaliste au JT Météo Climat.
Sur l’archipel espagnol, la rapidité du phénomène a pris les habitants de court. « C’est plein de poussière partout. Mon t-shirt est plein de poussière, mes lunettes, tout est plein de poussière. Et ça devient un peu difficile de respirer », déplore Augustin Aroyo, professionnel du tourisme.
Un phénomène exceptionnel qui peut provoquer des problèmes de santé. « Cela pose des problèmes en termes de concentration particulière puisqu’elles sont très élevées. Donc les personnes qui ont des problèmes respiratoires ou autres peuvent être vraiment affectées », explique Béatrice Marticorena, directrice de recherche au CNRS. Des tempêtes d’une telle intensité se produisent en moyenne une à deux fois tous les dix ans dans le Sahara.
Source:
www.franceinfo.fr




