Au Sénégal, le gouvernement riposte. Après la polémique suscitée par l’emprunt de 650 millions d’euros via des Total return swaps, un instrument financier controversé et peu transparent alors que le pays fait face à une dette publique colossale, le gouvernement répond dans un communiqué. Selon l’exécutif, cet emprunt n’était pas secret et n’a pas servi à éviter un défaut de paiement en mars dernier.
Publié le : 26/03/2026 – 00:13
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Avec notre correspondante à Dakar, Léa-lisa Westerhoff
Selon le ministère des Finances du Sénégal, cet argent, ces sept emprunts via des Total return swaps réalisés entre avril et novembre 2025, ont servi à faire face aux besoins de financements de l’État en 2025. Ces 650 millions d’euros n’ont donc pas servi à honorer une quelconque échéance de remboursement d’emprunt en 2026, affirme le ministère des Finances sénégalais.
Ces opérations financières « font partie d’une stratégie de diversification des sources de financement », dit encore le gouvernement, alors que le Sénégal a un besoin important de liquidités pour rembourser sa dette colossale et payer les charges de fonctionnement de l’État. Des opérations « qui n’ont pas été dissimulées », assure le ministère des finances et qui avec un taux d’intérêt de 7,1 % étaient « plus avantageuses » que les taux sur les marchés internationaux.
Reste que le communiqué du gouvernement ne révèle rien du contenu des contrats de ces Total swaps returns. Des instruments financiers complexes, avec des conditions contraignantes et globalement favorables aux banquiers plutôt qu’au pays qui emprunte. Résultat la principale coalition de l’opposition, le Front pour la défense de la démocratie et de la République, demande l’ouverture d’une enquête parlementaire. Un vote vote à l’Assemblée d’un texte de soutien à la politique économique du gouvernement a également été reporté.
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Source:
www.rfi.fr




