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Santé : ces médecins qui ne veulent pas renoncer aux visites à domicile


Publié le 28/03/2026 22:42

Temps de lecture : 2min – vidéo : 3min

Le déplacement des médecins à domicile est devenu un trésor rare pour des milliers de patients. Nous avons suivi les docteurs Aboucha et Baron au cours de leur journée de travail dans la Vienne.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.

Des médecins qui ne comptent ni leurs heures, ni les kilomètres. « Quand on a fait des visites depuis des années, on est vraiment addicts aux visites. J’ai du mal à rester toute une journée dans un cabinet médical », souligne Abel Aboucha, généraliste à Dangé-Saint-Romain (Vienne). Dans les villes aussi, des médecins continuent leur tournée tard le soir pour rendre visite à leurs patients.

Depuis 30 ans, le docteur Aboucha ferme, lui, son cabinet plusieurs matinées par semaine pour sillonner la Vienne. Ce matin-là, sa première visite est avec Marie-Claude, 74 ans. La patiente vit seule et, depuis son accident de la route, il lui est difficile de se déplacer. « Je tiens à ce docteur. Ça me rassure et ça me remonte le moral », met en avant Marie-Claude. « On voit leur environnement, s’ils sont vraiment bien entourés… On regarde un peu dans la cuisine s’ils ne sont pas dénutris, ça fait partie du rôle du médecin », signale Abel Aboucha.

Mais le temps presse et il faut reprendre la route avec son lot d’imprévus. « C’est une route barrée, bon, ce n’est pas grave, on va prendre une autre route », indique le docteur. Nous arrivons cette fois dans la ferme de Martial. Sa dernière visite médicale remonte à trois mois. Malvoyant, il lui est impossible de se rendre directement au cabinet. « Comment voulez-vous que je me déplace ? Depuis huit mois, là, je ne sors pas dehors me promener. Je vais me promener autour de ma table », déplore-t-il. « Malheureusement, il est dépendant des autres », constate Abel Aboucha.

Même avec dix euros de plus pour une visite à domicile, seules 6 % des consultations sont réalisées chez le patient. « Les visites sont devenues un luxe. Parce que, malheureusement, il y a des médecins qui ne veulent plus faire de visite et, comme la société change, on est obligé de s’accommoder », observe le docteur Aboucha.

À Châtellerault (Vienne), en ville cette fois, le généraliste Baron commence sa deuxième journée après dix heures de travail dans son cabinet. Les trois-quarts des patients qui le sollicitent pour des visites à domicile ont plus de 75 ans. « À un moment donné, le patient va être dans un tel état de santé que, de toute façon, il ne pourra pas se déplacer. Donc, il faut aller le voir sur place », appuie Jean-François Baron. Ces déplacements chez les patients sont donc un enjeu majeur pour assurer le plus longtemps le maintien à domicile.


Source:

www.franceinfo.fr

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