Diffusé sur France 2, « Rien à perdre » est un drame poignant avec Virginie Efira sorti au cinéma il y a 3 ans. Son récit, ancré dans un réel tangible, est-il tiré d’une histoire vraie ? On a la réponse.
Sorti en novembre 2023, Rien à perdre est porté par le naturel flamboyant de Virginie Efira et l’authenticité bluffante de Félix Lefebvre. Mis en scène par Delphine Deloget, le drame nous présente Sylvie, campée par Virginie Efira.
Une mère face à la justice
Cette dernière mène une vie modeste à Brest avec ses deux enfants, Sofiane et Jean-Jacques. Mais tout bascule lorsqu’une nuit, Sofiane se blesse alors qu’il est seul à l’appartement. L’incident déclenche une machine implacable : les services sociaux interviennent et décident de placer l’enfant en foyer, le temps d’une enquête.
Sous le choc, Sylvie refuse de plier. Convaincue d’être victime d’une injustice, elle se dresse contre une décision qu’elle juge absurde et brutale. Déterminée à tout affronter, elle s’engage dans un combat acharné, prête à braver les institutions pour récupérer son fils et rétablir la vérité.
Rien à perdre est le premier long-métrage de fiction de la cinéaste Delphine Deloget, habituée des documentaires. Elle a réalisé autant des documentaires journalistiques que des documentaires dit d’auteur, avec des formes qui empruntent parfois à la fiction (comme Voyage en Barbarie, qui a remporté le Prix Albert Londres).
Avec Rien à perdre, Delphine Deloget voit ce film comme une suite logique de son travail. « En fiction, il y a une autre manière de travailler et ce ne sont pas les mêmes contraintes », a confié la cinéaste. Pour la réalisatrice, en documentaire comme en fiction, ce sont les mêmes questions de cinéma qui se posent : le point de vue, les questions de mise en scène, trouver une forme visuelle, comment dépasser un sujet pour rendre une histoire universelle.
Ad Vitam
Tiré d’une histoire vraie ?
Pour Rien à perdre, Delphine Deloget avait vraiment envie de travailler avec des comédiens, de fabriquer des personnages, créer un univers, c’était sa motivation première, et ça passait même avant l’envie de raconter une histoire. Par ailleurs, même si le récit paraît tiré d’une histoire vraie, il s’agit d’une histoire totalement inventée.
Cependant, la cinéaste a puisé son inspiration dans la vie réelle, en interrogeant des dizaines de familles d’enfants placés. Elle a aussi écouté des enregistrements sonores entre les parents et les services sociaux. L’artiste a aussi discuté longuement avec des avocats qui gèrent ce genre de dossiers et passé plusieurs jours dans le bureau d’un juge pour enfants.
« Une plongée dans la complexité humaine qui m’a permis de tordre le cou à certaines idées reçues. Lorsqu’on parle de placement, on imagine le pire : inceste, maltraitance, sévices… Pourtant, 70% à 80% des placements d’enfants sont ordonnés suite à ce que les services sociaux appellent de la ‘défaillance’ : un mot tiroir pour parler de parents désorientés, d’enfants difficiles à gérer, de carence éducative, de logements inadaptés, de familles endettées », a-t-elle indiqué.
Ensuite, Delphine Deloget a co-écrit le scénario avec Camille Fontaine et Olivier Demangel. La cinéaste. Elle a commencé à écrire, puis ses complices sont intervenus après, « mais c’est un après qui a été très long ! Il y a eu beaucoup de versions, le film souffrait d’une abondance de scènes. Je ne voulais pas écrire un cas d’école, faire une démonstration, expliquer un combat. Camille et Olivier m’ont aidée à structurer toute cette matière. Je voulais regarder cette famille vivre, suivre un chemin tortueux, un chemin de traverse plus qu’une ligne droite. »
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Source:
www.allocine.fr




