Les commentaires bibliques
Six jours avant la Pâque, à Béthanie, Jésus se trouve avec ses disciples et plusieurs autres convives dans la maison de Marthe, Marie et Lazare. Il s’agit probablement pour Jésus d’un dernier moment d’amitié, au seuil de sa passion. Au cours du repas, Marie verse sur ses pieds, un parfum de grand prix et les essuie de ses cheveux. L’Évangile précise que « la maison fut remplie de l’odeur du parfum. »
À cette figure de l’amour, saint Jean oppose une contre-figure : celle de Judas, qui s’enferme dans une récrimination comptable. Le geste de Marie, s’il est démonstratif et presque un peu gênant, est profondément authentique ; il vient du cœur. À l’inverse, les paroles de Judas sonnent faux : il prend à partie les pauvres pour justifier le ressentiment qu’il nourrit secrètement.
L’odeur du parfum versé a embaumé la maison. Judas, lui, semble prisonnier d’un cœur qui se rétrécit sur lui-même. En voulant conduire les comportements et le cours des événements à venir, quelque chose en lui se durcit. Ce qui habite notre cœur finit toujours par se répandre autour de nous. Puissions-nous choisir de répandre dans l’Église et pour notre monde « la bonne odeur du Christ » (2 Co 2, 15), celle de l’amour.
Autres lectures : Is 42, 1-7 ; Ps 26
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