La liste finale réunit Les explorateurs d’Iegor Gran (POL), La Fin du monde avait pourtant bien commencé de Patrice Jean (Le Cherche-Midi) et La longue vie de Valentin Retz (Gallimard/Aventures). Trois livres, trois éditeurs, et des univers très différents, retenus par un jury mêlant écrivains et critiques littéraires.
Autour de la table, on retrouve Christian Authier, Dominique Barbéris, Simonetta Greggio, Henri-Hugues Lejeune, Franck Maubert, Olivier Mony, Eric Neuhoff, de l’Académie française, Anthony Palou, Yann Queffélec et Philippe Vilain. Un groupe fidèle à l’esprit d’origine du prix, qui repose sur un regard collectif d’auteurs et de lecteurs engagés dans la vie littéraire.
La décision finale est attendue le lundi 27 avril. Comme chaque année, elle viendra trancher entre des textes qui ne figurent pas forcément dans les radars des grandes récompenses d’automne.
Un prix à contre-courant des grandes machines littéraires
Créé en 1987, le Prix Jean Freustié est né à l’initiative de Nicole Chardaire-Vitoux, Frédéric Vitoux et Bernard Frank, avec l’idée de faire vivre la mémoire de l’écrivain disparu en 1983. Dès le départ, il s’est construit à l’écart des logiques les plus médiatiques.
Son orientation s’est confirmée avec la création, en 1996, de la Fondation Prix Jean Freustié, placée sous l’égide de la Fondation de France. Christiane Teurlay-Freustié, épouse de l’écrivain, en a assuré la continuité jusqu’à sa disparition en 2010. Aujourd’hui, Pia Daix en est la secrétaire générale.
Le prix revendique une ligne claire : mettre en lumière des auteurs prometteurs ou des écrivains confirmés mais peu récompensés. Une manière de faire exister des voix qui échappent aux circuits dominants, sans pour autant se couper des exigences littéraires.
Une édition marquée par un anniversaire
L’édition 2026 coïncide avec les 30 ans de la fondation. Un hommage à Christiane Teurlay-Freustié est prévu lors de la remise du prix, en rappel du rôle qu’elle a joué dans son installation durable.
Avec une dotation de 25.000 euros, le prix conserve un poids réel dans le paysage littéraire français. Un niveau rendu possible par le capital initial apporté à la fondation.
L’an dernier, Gabriella Zalapi avait été distinguée pour Llaria ou la conquête de la désobéissance (éditions Zoé). Le nom de son successeur sera connu fin avril, à l’issue d’une sélection resserrée qui laisse encore planer le suspense.
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