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"On joue l'année" : le retour du froid et du gel, un coup dur pour les arboriculteurs et viticulteurs


Publié le 27/03/2026 20:54



Mis à jour le 27/03/2026 23:36

Temps de lecture : 2min – vidéo : 2min

Le froid fait trembler les viticulteurs et les arboriculteurs, qui se mobilisent pour lutter contre les attaques du gel. Des éoliennes couplées à une chaudière, des voiles ou encore des brasiers ont été mis en place dans plusieurs secteurs. Reportage en Côte-d’Or.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.

Le jour se lève après une longue nuit de lutte contre le froid. Sur des dizaines d’hectares, de très gros moyens sont déployés pour préserver les vignes. Le thermomètre est descendu jusqu’à – 2 degrés. Les équipes de vignerons espèrent avoir limité les dégâts : « Il faudra voir demain ou après-demain, dans les prochains jours, s’il y a des bourgeons qui ont grillé ou pas », s’inquiète Bertrand d’Omezon, salarié d’un domaine viticole.

Dès minuit, des centaines de personnes se sont mobilisées, avec, comme premier moyen de lutte pour tenter de gagner quelques précieux degrés, des milliers de bougies qu’il faut allumer une par une. L’enjeu : sauver la future récolte. « On joue l’année, là. On était juste un petit peu en dessous de zéro. Mais bon, voilà, on croise les doigts pour la suite », commente Eric Bodin, également salarié d’un domaine viticole.

Les prestigieuses appellations de Bourgogne sont l’objet de toutes les attentions. Par endroits, des éoliennes ont même été installées pour rabattre la chaleur produite par les bougies sur la vigne. Et désormais, nouveaux dispositifs : des tubes LED à infrarouges diffusent une chaleur ciblée sur les tiges. Au petit matin, au premier regard, les bourgeons ne semblent pas avoir trop souffert : « On voit qu’il est toujours vert, il n’y a pas une couleur un peu marron, brûlée un petit peu, comme si on avait brûlé le végétal. Donc, a priori, ici, ce n’est pas gelé », constate avec soulagement le vigneron.

Contraste avec un verger en Alsace qui, lui, ne dispose d’aucun système de protection, faute de moyens. Ce matin, avec – 4 degrés au thermomètre, son responsable ne peut que constater les pertes : « Je pense un bon quart de perte, surtout sur les arbres qui sont en précoce », indique Michel Collin, président de l’association arboricole de Petersbach (Bas-Rhin). Après plusieurs semaines de douceur, l’état très avancé de la végétation explique l’ampleur des dégâts. Un pommier pourrait ne pas donner de fruits : « On le voit bien, qu’il est gelé à cœur, donc cela ne devrait pas résister », souligne Michel Collin.

Le risque de gel devrait persister ce week-end, avant un léger redoux annoncé pour le début de la semaine prochaine.


Source:

www.franceinfo.fr

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