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"Nos entreprises sont exsangues, si rien n'est fait elles vont crever": sur l'A7, les transporteurs routiers exigent "la même aide qu'en 2022" et annoncent d'autres actions

Vingt-cinq camions et un bus bloquent en partie la circulation sur l’autoroute A7 samedi matin au sud de Lyon, pour manifester contre des annonces jugées insuffisantes pour limiter la hausse des prix des carburants. Le gouvernement a dévoilé, la veille, des aides ciblées vers certains secteurs, dont une aide exceptionnelle équivalente à 20 centimes d’euros par litre pour les TPE/PME du transport routier.

Des chauffeurs routiers manifestent depuis samedi matin sur l’autoroute A7 au niveau de Chasse-sur-Rhône (Isère), au sud de Lyon, pour dénoncer la hausse des prix des carburants et demander à l’Etat une aide plus significative que celle annoncée vendredi par le gouvernement, de l’ordre de 50 millions d’euros pour le secteur routier.

Vingt-cinq camions et un bus sont garés le long de l’autoroute dans le sens Sud-Nord et leurs chauffeurs distribuent des tracts aux automobilistes, qui ne peuvent circuler que sur une voie, selon un correspondant de l’AFP. Leur action occasionne de « forts ralentissements », précise Vinci Autoroutes, qui recommande aux automobilistes d’éviter le secteur ou de faire preuve d’une « très grande vigilance en raison d’un risque de présence de piétons à proximité des voies ».

Depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, « le prix des carburants ne cesse d’augmenter et depuis des années, les crises se multiplient: nos entreprises sont exsangues, si rien n’est fait elles vont crever », explique Jean-Christophe Gautheron, responsable régional de l’Organisation des transporteurs routiers européens (OTRE).

Hier, le ministre des transports, Philippe Tabarot, a rappelé que « pour les professionnels du transport, le carburant représente environ 25% de leur coût d’exploitation ».

« La même aide qu’en 2022 »

Vendredi soir, le gouvernement a annoncé une série d’aides adressées à certains secteurs vulnérables. Parmi elles, une aide de quelque 50 millions d’euros le mois prochain pour le secteur du transport. La mesure cible les TPE et PME (très petites, petites et moyennes entreprises) qui pourront justifier « de difficultés de trésorerie majeures liées à la crise ». L’aide est équivalente à une aide forfaitaire de 20 centimes par litre pour les entreprises concernées.

« C’est un début, mais ce n’est pas assez », estime Christophe Gautheron. « Et il nous faut une aide rapide, là il faut prouver nos difficultés avec un expert-comptable », regrette-t-il.

« Nous demandons la même aide qu’en 2022 », quand les prix s’étaient envolés au moment de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, « et un encadrement des prix », a-t-il ajouté. D’autres actions de protestation sont prévues dans les prochains jours, en Auvergne, en Île-de-France ou encore en Occitanie.

En réponse à la hausse des prix du carburant, le gouvernement français avait mis en place, entre 2022 et 2023, plusieurs dispositifs bénéficiant particulièrement aux « gros rouleurs ». Après la remise à la pompe en 2022 d’un montant de 18 centimes par litre financée par l’État, le gouvernement a ciblé, en 2023, les travailleurs modestes utilisant leur véhicule pour se rendre au travail, soit 10 millions de Français, qui pouvaient alors bénéficier d’une indemnité carburant de 100 euros.


Source:

www.bfmtv.com

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