Les Houthis du Yémen, alliés de Téhéran, ont lancé samedi 28 mars des missiles sur Israël pour la première fois depuis le début de la guerre en Iran, illustrant le risque d’escalade à l’échelle de toute la région après quatre semaines de conflit.
Plus tôt dans la journée, le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio avait déclaré que la fin du conflit en Iran pourrait intervenir dans quelques semaines, et non quelques mois, mais les Houthis ont fait savoir qu’ils entendaient poursuivre leurs opérations tant que l' »agression » sur tous les fronts n’aurait pas pris fin.
Le président iranien Massoud Pezeshkian s’est entretenu avec le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le gouvernement organise une réunion avec les ministres turc et saoudien des Affaires étrangères dimanche pour tenter de favoriser une désescalade dans les tensions régionales.
Sans percée en vue sur le terrain diplomatique, la guerre débutée le 28 février par des frappes militaires américaines et israéliennes contre l’Iran s’est propagée à travers le Proche et Moyen-Orient, faisant plusieurs milliers de morts et ébranlant l’économie mondiale à cause des plus importantes perturbations qui aient jamais frappé les flux d’approvisionnement mondiaux en énergie.
À lire aussiAprès le détroit d’Ormuz, celui de Bab el-Mandeb bientôt bloqué par les Houthis ?
Samedi, Israël a annoncé avoir mené une série de frappes sur Téhéran, visant selon l’armée israélienne des sites
d’infrastructures appartenant au gouvernement iranien. L’Iran a également poursuivi ses attaques, frappant une base aérienne en Arabie saoudite et blessant 12 militaires américains, dont deux grièvement.
Le président américain Donald Trump a de nouveau laissé planer le doute vendredi soir sur son engagement en faveur de
l’article 5 du traité de l’Alliance atlantique, selon lequel une attaque menée contre un de ses membres est considérée comme une attaque dirigée contre tous les alliés, estimant que Washington n’avait pas à « être là pour l’Otan ».
Marco Rubio a ajouté que les Etats-Unis pouvaient atteindre leurs objectifs sans déployer de troupes au sol. Les soldats américains déployés au Moyen-Orient ont pour but de donner à Donald Trump des options pour faire face aux imprévus, a poursuivi Marco Rubio pour justifier de la venue de milliers de Marines, dont les premiers devraient arriver à la fin du mois de mars.
Avec AFP
Source:
www.france24.com




