Un avis scientifique préconise de limiter fortement les PFAS, omniprésents dans les produits du quotidien, tout en maintenant des exceptions pour certains usages essentiels.
Publié le 26/03/2026 08:56
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Un tournant attendu. Un rapport de l’Agence européenne des produits chimiques recommande une « restriction large » des polluants éternels (PFAS) dans l’Union européenne, jeudi 26 mars. Ces substances, utilisées dans de nombreux produits comme les vêtements, les emballages ou les cosmétiques, sont jugées « nocives » et présentent des « risques croissants » pour la santé et l’environnement. Très persistantes, elles contaminent durablement les sols et les eaux, certaines étant associées à des cancers ou à des troubles de la reproduction.
L’avis scientifique ouvre la voie à une future réglementation européenne, attendue d’ici 2027, mais laisse en suspens la question de l’ampleur de l’interdiction. Les experts recommandent des « dérogations ciblées » lorsqu’aucune alternative n’existe, notamment dans certains secteurs stratégiques comme le médical.
Le débat reste vif au sein même des institutions européennes. Si certains scientifiques plaident pour une interdiction totale, jugée plus efficace pour limiter les risques, d’autres mettent en garde contre des conséquences économiques disproportionnées. La solution avancée repose sur un compromis : restreindre largement l’usage des PFAS, tout en encadrant strictement les exceptions, avec étiquetage obligatoire et plans de gestion pour les industriels.
En attendant une législation globale, l’Union européenne a déjà commencé à encadrer ces substances. Des seuils ont été fixés dans l’eau potable, et leur présence sera limitée dans les emballages alimentaires et interdite dans les jouets d’ici 2030. Selon plusieurs estimations, la gestion de cette pollution pourrait coûter entre 330 et 1 700 milliards d’euros à l’Europe d’ici 2050.
Source:
www.franceinfo.fr




