- Advertisement - spot_imgspot_img
AccueilActualités internationalesLe Vietnam arrête 74 personnes accusés de manipuler les indicateurs de pollution...

Le Vietnam arrête 74 personnes accusés de manipuler les indicateurs de pollution de l’air et des eaux usées

Au Vietnam, la police chargée de la lutte contre les crimes environnementaux a arrêté 74 personnes, accusées d’avoir modifié les données aux points de rejet de leurs sites industriels. Plus de la moitié des stations de surveillance environnementales du pays seraient concernées par des falsifications au profit de centrales thermiques, entreprises d’aluminium et d’acier.

Publié le : 30/03/2026 – 12:14


2 min Temps de lecture

Au Vietnam, centrales thermiques, entreprises d’aluminium et d’acier sont impliquées dans une vaste affaire de falsification de données environnementales, rapporte notre correspondant à Hanoï, Jean-Pierre Fage. Révélées dimanche 29 mars par l’organe de presse du ministère de la Sécurité publique, ces arrestations font suite à une enquête menée depuis plusieurs mois, sans préciser ni quand ni où elles avaient eu lieu.

Les 74 suspects ont participé à la modification des données recueillies aux points de rejet de leurs sites industriels. Parmi elles, des responsables d’agences environnementales publiques, ainsi que des employés de dizaines d’entreprises chargées du traitement des eaux usées et de l’installation d’équipements de surveillance.

À lire aussiVietnam: pour lutter contre la pollution, les motos bientôt interdites dans le centre-ville de Hanoï

Plus de la moitié des stations concernées

Selon le ministère de la Sécurité publique, les forces de l’ordre ont repéré près de 160 stations de surveillance environnementales « qui avaient été trafiquées, modifiées et dont les données avaient été falsifiées », ce qui représente plus de la moitié (55 %) du nombre du parc national.

Les autorités indiquent que les données envoyées aux services environnementaux par de grands pollueurs étaient « manipulées et modifiées de manière sophistiquée ». Les équipements de contrôle, pourtant scellés et surveillés par des caméras, étaient manipulés à distance via des logiciels. « Les auteurs sont intervenus pour réduire les indicateurs de sortie, garantissant ainsi que les données envoyées à l’agence gouvernementale de gestion demeurent toujours dans les limites autorisées », précise le média d’État.

Ces fausses données concernent notamment les centrales thermiques de Quang Ninh, Hai Phong et Thai Binh 2. La pollution est régulièrement pointée du doigt par le gouvernement. Au Vietnam, les niveaux de particules fines dans l’air dépassent fréquemment les recommandations de l’OMS. 

À lire et à écouter aussiVietnam: la ville de Hanoï suffoque à cause d’un dôme de pollution


Source:

www.rfi.fr

Annonce publicitairespot_img

Derniers articles

Annonce publicitairespot_img