Publié le 30/03/2026 21:28
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L’enquête progresse après l’attentat déjoué contre la Bank of America dans la nuit du vendredi 27 au samedi 28 mars à Paris. Deux autres personnes ont été placées en garde à vue lundi 30 mars, dont le commanditaire présumé, ce qui porte à cinq le nombre total d’individus arrêtés.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Ils ont été interpellés lundi 30 mars. Deux personnes majeures sont entendues par les enquêteurs. L’un d’eux serait le commanditaire présumé de l’attentat déjoué. Il est déjà connu de la police pour des affaires de stupéfiants. C’est lui qui aurait recruté les trois membres du commando chargés de déposer la bombe devant la Bank of America dans la nuit du vendredi 27 au samedi 28 mars.
Pour les trouver, il aurait utilisé les réseaux sociaux en proposant quelques centaines ou milliers d’euros, une méthode déjà utilisée dans le narco-banditisme. « Ça va attirer des gens qui sont dans une forme de vulnérabilité, qu’elles soient psychologiques, idéologiques, familiales ou financières, ou tout cela en même temps. On va pouvoir trouver des gens qui vont répondre à l’appel parce qu’ils n’ont rien à perdre et qu’ils veulent faire quelque chose qui leur permette de gagner de l’argent », indique Anne-Clémentine Larroque, historienne spécialiste des islamismes, auteure de « Géopolitique des islamismes ».
Le commanditaire est soupçonné d’être en lien avec le Mouvement islamique des Croyants vertueux. Ce groupe pro-iranien avait menacé le siège de la banque américaine il y a une semaine : « Bank of America en France n’est pas seulement une banque, mais une force sioniste de l’ombre. » Ce groupe aurait également mené des actions dans plusieurs pays européens, notamment un attentat contre une synagogue en Belgique le 9 mars dernier, premier acte de ce mouvement apparu récemment et qui se montre particulièrement menaçant depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. « On sait qu’il est lié à des milices irakiennes actives en faveur de l’Iran, puisque les vidéos de revendication et l’acte de communication ont été diffusés systématiquement sur ces canaux-là. Pour le moment, ils ne visent pas à tuer des personnes, ils visent à envoyer un message politique », explique Mohamed Fahmi, chercheur sur le terrorisme à l’Université libre de Bruxelles (ULB).
Au total, cinq personnes sont en garde à vue dans cette affaire. Dans ce contexte, le ministre de l’Intérieur a annoncé renforcer la sécurité des sites sensibles, notamment les intérêts américains et israéliens présents en France.
Source:
www.franceinfo.fr




