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« L’arrêt de la mesure de la popularité de Trump par l’institut Gallup invite à considérer la liberté de sonder comme un indicateur de la liberté d’un régime »

La décision de l’institut américain Gallup de mettre fin, après quatre-vingt-huit années d’existence, à son suivi régulier de la popularité présidentielle invite à une réflexion plus générale : que signifie, pour une démocratie, la possibilité – ou l’impossibilité – de mesurer librement l’opinion ?

Depuis des décennies, le « Presidential Job Approval Rating » constituait l’un des baromètres les plus cités de la vie politique américaine. De Franklin Roosevelt à aujourd’hui, chaque président a vu son action évaluée, mois après mois, selon une méthodologie stable et publique. Cette série longue n’était pas qu’un outil statistique : elle formait une institution informelle, rappelant que l’adhésion populaire ne va jamais de soi et qu’elle peut être mesurée en permanence.

Officiellement, l’arrêt de ce suivi procède d’un « recentrage stratégique », selon le mot d’un porte-parole de Gallup. Il intervient néanmoins dans un contexte de fortes tensions entre Donald Trump et les instituts de sondage, qu’il accuse régulièrement de produire des sondages « fake » ou « frauduleux ».

Dans le cadre de la procédure en diffamation qu’il a engagée contre le New York Times, le président a récemment inclus un sondage que le journal a réalisé en partenariat avec l’institut universitaire Siena College faisant apparaître un recul de 3 points de sa cote d’approbation entre septembre 2025 et janvier 2026 (de 43 % à 40 %). Cette initiative intervient après des poursuites engagées contre la sondeuse Ann Selzer à la suite de la publication d’enquêtes électorales dans l’Iowa.

La multiplication de ces procédures en diffamation assorties de demandes de dommages et intérêts considérables introduit une dimension nouvelle : même lorsqu’elles ne prospèrent pas juridiquement, de telles actions engagent des coûts financiers et symboliques susceptibles de fragiliser l’indépendance des acteurs concernés et de produire un effet dissuasif.

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Source:

www.lemonde.fr

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