Pour nombre d’observateurs et d’habitants de la ville de Fresnes (Val-de-Marne), le lien entre les événements du vendredi 27 mars et l’actualité politique locale ne fait aucun doute. Ce soir-là, vers 22 heures, une vingtaine de personnes vêtues de noir, les visages dissimulés, ont attaqué la mairie de cette ville de quelque 29 500 âmes avant de s’y introduire en forçant la porte d’entrée et de saccager une partie du rez-de-chaussée. Une banque d’accueil a été vandalisée, les écrans cassés, plusieurs tables ont été renversées et du verre a été brisé. Des vitrines proches de la mairie ont aussi été endommagées. Le lendemain, samedi 28 mars, devait se tenir le conseil d’installation de la nouvelle équipe municipale LR, élue à l’issue du second tour des élections municipales qui ont fait basculer la ville à droite après 90 années de règne de la gauche.
Une enquête, confiée à la sûreté territoriale du Val-de-Marne, a été ouverte par le parquet de Créteil pour dégradations de biens publics, mais aucune interpellation n’a été faite à ce stade. Le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, a précisé sur X le 28 mars que tout était « mis en œuvre pour les identifier [les auteurs], les interpeller et les traduire en justice : porter atteinte à une mairie, c’est porter atteinte à notre République. J’apporte tout mon soutien aux élus de Fresnes et à tous les Fresnois ».
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Source:
www.lemonde.fr




