Les commentaires bibliques
Scène étonnante et paradoxale. En effet, ceux qui ont le pouvoir, y compris celui de faire mourir, semblent désemparés (v.47) et apeurés. Peur de Jésus dont ils reconnaissent l’activité miraculeuse (V47-48). Peur des réactions de ceux qui « ont cru en lui (v.45 ; 8,30 ; 10,42). Peur de perdre leur autorité sur le peuple. Peur d’une éventuelle répression des Romains face à une agitation populaire. Or la peur conduit souvent au rejet et à la mort de celui qui dérange (v.53).
Or, c’est Jésus, traqué par des indicateurs (v.46, 57), qui devrait avoir peur. Mais il poursuit son chemin avec une confiance souveraine, tout en se soustrayant aux menaces (v.54 ; 8,59 ; 10,39). Il sait que son « heure » vient et que tout est dans la main du Père… même la décision funeste de Caïphe (v.51). Afin que s’accomplisse ce pour quoi il a été envoyé : « mourir pour rassembler tous les enfants de Dieu dispersés (v.52).
Ce projet de vie et d’amour, offert à tout être humain, ne se réalisera pas dans la puissance, telle que la comprennent les pouvoirs de ce monde. Il passe par l’abaissement du Christ serviteur et son élévation sur la croix. Les adversaires de Jésus refusent de croire cela. Et pourtant, leur hostilité même témoigne qu’ils perçoivent et redoutent la force de cet amour. Mais il est difficile, aujourd’hui comme hier, de renoncer au pouvoir mortifère de la Loi, pour vivre de la promesse en la vie éternelle reçue sur la croix.
Autres lectures : Ez 37, 21-28 ; Ct Jr 31, 10-13
Source:
www.la-croix.com




