Environ 260 000 personnes sont tuées par la méningite chaque année dans le monde. C’est ce que révèle une étude publiée, samedi 28 mars, dans la revue The Lancet Neurology. Cette infection, qui touche le cerveau, est causée par des virus ou des bactéries. Des progrès ont été enregistrés, mais cela reste insuffisant. Les objectifs mondiaux ne seront pas atteints, au rythme actuel.
Publié le : 28/03/2026 – 19:44
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L’Organisation mondiale de la santé s’est fixée un objectif ambitieux : réduire de moitié les cas de méningite et de 70% les décès causés par la maladie d’ici à 2030. Cependant, pour les chercheurs, les progrès sont trop lents. En 2023, il y a eu plus de deux millions de cas et environ 260 000 morts, dont un tiers d’enfants.
Certes, la vaccination a permis de faire reculer la maladie depuis les années 2000, mais elle très inégalement répandue. Dans certains pays, 60% de la population est vaccinée, contre 30% dans d’autres.
Les pays les plus pauvres sont les plus touchés. En première ligne, les scientifiques pointent ce qu’ils appellent la « ceinture africaine de la méningite », zone qui s’étend du Sénégal à l’Éthiopie. Le Nigeria, le Niger ou encore le Tchad enregistrent les taux de mortalité les plus élevés. Ces régions sont particulièrement vulnérables à cause de systèmes de santé fragiles.
Le climat joue aussi un rôle clé. Pendant la saison sèche, le vent d’Harmattan transporte de la poussière qui irrite les voies respiratoires et facilite l’infection. La pollution de l’air est le premier facteur de risque, mais aussi les naissances prématurées ou encore un faible poids à la naissance.
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Source:
www.rfi.fr




