A retrouver dans l’émission
À la Une de la presse ce mercredi 25 mars, la décision du Pentagone d’ordonner le déploiement de parachutistes de la 82ᵉ division aéroportée au Moyen-Orient. Une annonce qui intervient « en même temps » que l’évocation, par la presse américaine, d’un « plan en 15 points » transmis par les États-Unis à l’Iran pour mettre fin à la guerre. Le choc global provoqué par la guerre au Moyen-Orient. Une bonne nouvelle pour l’école. Et le plus bel arbre européen de l’année.
Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook…
À la Une de la presse, la décision du Pentagone d’ordonner le déploiement de parachutistes de la 82ᵉ division aéroportée au Moyen-Orient.
D’après The Washington Post, qui parle de 2 000 soldats, Donald Trump « envisage une escalade significative dans la guerre et refuse d’exclure la possibilité d’envoyer des troupes américaines sur le sol iranien ». The Guardian indique que ces soldats pourraient rejoindre les « milliers de marines » déjà en route pour le Golfe, où Donald Trump « pourrait leur ordonner de prendre le contrôle du détroit d’Ormuz ou de l’île de Kharg ».
La presse américaine, qui fait aussi état d’un « plan en 15 points » transmis par les États-Unis à l’Iran pour mettre fin à la guerre. Selon The Guardian, ce « plan » témoignerait de « l’ardeur de l’administration Trump à trouver une issue au conflit alors qu’elle est confrontée à ses conséquences économiques ». Le journal évoque un projet ayant toutefois « peu de chances d’apaiser Téhéran », basé sur « un cadre désormais obsolète, déjà proposé en mai dernier ». Trump et son équipe veulent-ils vraiment négocier ? The Wall Street Journal évoque le « brouillard de la diplomatie », comme on parle du « brouillard de la guerre », en expliquant que Trump « a tout intérêt à rassurer les marchés en annonçant des progrès diplomatiques », alors que le régime iranien, lui, « a tout intérêt à nier en bloc et à maintenir l’instabilité ». De ce point de vue, The Wall Street Journal estime que Trump « a remporté la bataille », selon sa « tactique habituelle » consistant à « offrir un répit en début de semaine et infliger des dégâts en fin de semaine ».
Mais s’agit-il d’une « simple » tactique ? Les Échos s’interrogent sur « les étranges transactions qui ont précédé de quelques minutes le revirement brutal, lundi, de Donald Trump » qui a « immédiatement fait retomber les cours du pétrole et dopé la Bourse » – « une coïncidence troublante », d’après le journal, qui se demande si ces manœuvres n’ont pas pour but de « rendre le délit d’initié great again », les doutes étant « d’autant plus vifs que ces opérations très opportunes en rappellent d’autres : les paris qui avaient curieusement explosé sur la plateforme de paris en ligne Polymarket avant l’intervention américaine au Venezuela ».
Ce qui ne fait aucun doute, c’est la crise globale provoquée par cette guerre. The Wall Street Journal annonce que « la pénurie de pétrole s’étend des pays du Golfe au reste du monde ». Une crise particulièrement brutale en Asie, où les raffineurs paient 160 dollars un baril de pétrole émirati. En Corée du Sud, The Korea Times fait état de la décision de renforcer « les restrictions concernant les jours où les employés du public peuvent utiliser leur véhicule », pour économiser 300 barils par jour. Aux Philippines, The Manila Times s’inquiète du risque de voir les avions cloués au sol à cause de la pénuri ; une possibilité « envisagée » par le président Marcos, selon The Philippine Daily Inquirer, qui rapporte que le chef de l’État a déclaré « l’état d’urgence énergétique ». Moins touchée pour le moment, la France n’est pas épargnée. Le Parisien/Aujourd’hui en France relaie l’alerte de nombreux professionnels, qui disent prendre cette crise « de plein fouet », alors que le ministre de l’Économie parle de « choc pétrolier ». Au Royaume-Uni, The Independent a sorti la calculette et compté que les automobilistes ont déjà payé plus de 300 millions de livres « la guerre de Donald Trump ».
Une lueur d’espoir, toutefois, dans cette actualité tendue, venue du dernier rapport sur l’éducation de l’Unesco, publié aujourd’hui. D’après ce document, le taux de scolarisation progresse à travers le monde, notamment au Maroc. Une bonne nouvelle saluée par La Croix. Toujours à propos d’école, l’entrée en vigueur progressive, en Angola, d’une réforme rendant le français obligatoire dès le primaire, que Le Monde explique par la volonté de Luanda de « se rapprocher de ses voisins francophones, le Congo-Brazzaville et la République démocratique du Congo ».
À celles et ceux qui préfèrent l’école buissonnière, je propose de jeter un coup d’œil au concours de l’arbre européen de l’année. Hélas pour lui, le candidat français, un magnifique ginkgo biloba, élu arbre de l’année 2025, est arrivé en neuvième position, cette fois. « And the winner is »… Le Figaro rapporte qu’il a été supplanté par un rival lituanien, un noble chêne de 400 ans, auquel on dédie la chanson de Brassens : « Auprès de mon arbre / Je vivais heureux / J’aurais jamais dû / M’éloigner de mon arbre »…
Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.
Source:
www.france24.com




