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Face à la hausse des prix du carburant, le secteur de la pêche au thon océanique totalement chamboulé

Malgré les aides annoncées par le gouvernement français, ce secteur est peu concerné : sa zone d’activité est notamment basée dans l’océan Indien, où le prix du gasoil marin explose.


Publié le 30/03/2026 08:16



Mis à jour le 30/03/2026 08:16

Temps de lecture : 2min

Un thonier, en pleine pêche, en juin 2009. (MARCEL MOCHET / AFP)

L’Union européenne va-t-elle accepter le plan de la France pour aider les pêcheurs face aux conséquences de la guerre au Moyen-Orient ? La ministre de la pêche rencontre, lundi 30 mars, ses homologues européens à Bruxelles, avec l’objectif de faire valider les aides directes sur le carburant. Paris a en effet annoncé, vendredi, un plan d’aide de près de 70 millions d’euros, ciblé et limité au mois d’avril, pour les secteurs les plus touchés par la flambée des prix des carburants : la pêche, l’agriculture ou les transports. Concrètement, le gouvernement propose d’aider à hauteur de 20 centimes d’euros par litre de gasoil marin.

Or, cette aide ne va pas profiter aux pêcheurs français qui naviguent dans les eaux internationales, comme c’est le cas d’un des leaders de la pêche du thon tropical au monde, le fameux thon en boîte. La Compagnie française du thon océanique, dont le siège social est à Concarneau dans le Finistère, gère une dizaine de thoniers, d’imposants navires de pêche, dont l’activité est bouleversée depuis le début de la crise.

« On la subit même beaucoup plus que sur les côtes françaises puisqu’on est basé dans l’océan Indien. Il faut savoir qu’Oman est aussi un de nos ports de déchargement. Or, on ne peut plus y aller… », souligne Pierre-Alain Carré, directeur des affaires extérieures de la compagnie, qui pêche 70 000 tonnes de thon chaque année.

Des difficultés également pour relever les équipages à bord des bateaux : « On a quand même 260 marins français. Il faut qu’ils aillent aux Seychelles pour reprendre le bateau et rapatrier ceux qui sont à bord. Et c’était uniquement via les Émirats arabes unis qu’on pouvait transiter. Aujourd’hui, on ne peut plus. Les prix de billets d’avion ont plus que doublé… Donc on se retrouve avec des relèves qui coûtent une fortune », précise-t-il.

Sans parler du prix du carburant qui a flambé, pour atteindre 1,20 euro le litre gasoil marin en France, et presque 2 euros dans l’Océan Indien. « Le golfe Persique y représente quasiment 90 % d’approvisionnement, quand en France, ce n’est que 20%. À partir de ce moment-là, les prix sont très élevés », regrette-t-il. Des charges que la société ne peut pas répercuter : le prix du thon océanique est fixé par le marché totalement mondialisé.

Face à la hausse des prix du carburant, le secteur de la pêche au thon océanique totalement chamboulé : le reportage d’Edouard Marguier

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Source:

www.franceinfo.fr

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