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En Birmanie, le chef de la junte se rapproche de la présidence

Une nouvelle étape vers la présidence. Auteur du coup d’État de 2021, le chef de la junte birmane Min Aung Hlaing a été élu vice-président, mardi 31 mars, par la chambre basse du Parlement.

Min Aung Hlaing a obtenu 247 voix, sur les 260 députés présents, a annoncé un responsable parlementaire à l’issue du dépouillement.

Trois vice-présidents doivent être désignés au total cette semaine, dont l’un sera élu président lors d’un vote des deux chambres du Parlement.

Min Aung Hlaing, 69 ans, a pris le pouvoir au moment du coup d’État qui a renversé le gouvernement élu de la prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi, emprisonnée depuis.

Après cinq années de régime autoritaire, la junte a organisé des élections législatives en décembre et janvier, présentées comme un retour à la démocratie. Le scrutin n’a cependant pas pu se tenir dans de vastes zones contrôlées par des rebelles et a abouti à une victoire écrasante, sans opposition, des partis pro-militaires.

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Il a été dénoncé par de nombreux pays et observateurs internationaux comme une manœuvre destinée à un transfert de pouvoir de l’armée à elle-même, sous un déguisement civil.

Remplacé par l’un de ses fidèles

En vertu de la Constitution birmane, Min Aung Hlaing est tenu d’abandonner ses fonctions militaires pour devenir président.

Il a été remplacé lundi au poste de commandant en chef des forces armées par l’un de ses fidèles, Ye Win Oo, ancien chef du renseignement militaire.

Le général Min Aung Hlaing, chef de la junte birmane, remet un couteau au général Ye Win Oo, nouveau commandant en chef (à droite), lors d’une cérémonie le 30 mars 2026 à Naypyidaw, en Birmanie. © Équipe d’information « Myanmar Military True News » via AP

Cela lui permettra de continuer à tirer en coulisses les ficelles de l’armée, estiment des analystes.

La Birmanie est déchirée par une guerre civile depuis le coup d’État de 2021, des militants pro-démocratie ayant pris les armes contre la junte, aux côtés de mouvements armés issus de minorités ethniques longtemps hostiles au pouvoir central.

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Il n’existe pas de bilan officiel et les estimations varient largement. D’après le groupe de surveillance Acled, plus de 90 000 personnes ont été tuées tous camps confondus.

L’ONU estime que plus de 3,7 millions de personnes ont été déplacées en raison du conflit et que près de la moitié des 50 millions de Birmans vivent sous le seuil de pauvreté.

Avec AFP


Source:

www.france24.com

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