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« Des touristes paient une fortune pour aller à Bali, alors que les conditions sont comparables ici » : en Côte d’Ivoire, le surf se fraie lentement un chemin

Lorsque Yacou Traoré sort de l’eau, sa planche serrée sous le bras et un large sourire aux lèvres, difficile d’imaginer qu’il n’a pas glané la médaille d’or. Pourtant, malgré une performance solide qui a conquis le public, venu en nombre pour l’encourager, le jeune surfeur ivoirien termine troisième du Côte d’Ivoire Surf Open, devancé par un Sénégalais et un Sud-africain. La compétition, financée en partie par l’Union européenne, a rassemblé, du 20 au 22 mars, à Assinie, à 80 kilomètres d’Abidjan, des athlètes venus de six pays d’Afrique.

Le visage poupin du surfeur, âgé de 18 ans, contraste avec les muscles saillants qui sculptent son corps. Originaire du village de Drewin, haut lieu du surf ivoirien situé sur la côte Ouest, il est considéré comme un des grands espoirs du pays dans la discipline. « J’aimerais être reconnu dans mon sport, avoir la carrière de Mick Fanning [surfeur australien, triple champion du monde] », lance le jeune homme, le regard rêveur.

Un peu à l’écart, Souleymane Sidibe observe la remise des médailles. Arrivé en retard lors du départ de l’épreuve, le trentenaire, silhouette de héron cendré, a été disqualifié dès le premier tour. Souvent présenté comme le plus grand surfeur de la Côte d’Ivoire, il fait partie des rares à vivre de sa passion, grâce à ses activités d’entraîneur.

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Source:

www.lemonde.fr

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