Plusieurs édiles du Rassemblement national élus aux dernières élections municipales ont retiré le drapeaux européens des façades de leur mairie. Du « populisme », selon le ministre chargé de l’Europe, Benjamin Haddad.
Publié le 30/03/2026 23:45
Mis à jour le 30/03/2026 23:46
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Plusieurs maires Rassemblement national élus aux dernières élections municipales ont retiré les drapeaux européens des façades de leurs mairies, un geste soutenu par des cadres du parti. « Du populisme, qui montre que le RN n’a pas changé », a réagi, lundi 30 mars, le ministre chargé de l’Europe, Benjamin Haddad. « Vont-ils aussi refuser les fonds européens que touchent nos agriculteurs, nos entreprises pour la réindustrialisation, nos territoires ? Vont-ils rendre leurs indemnités du Parlement européen ? », s’est-il interrogé auprès de l’AFP.
« Dehors les drapeaux européens à la mairie ! Place aux drapeaux français », a notamment écrit dimanche 29 mars sur X le maire de Carcassonne Christophe Barthès, accompagnant son message d’une vidéo où on le voit décrocher lui-même le drapeau européen. Bryan Masson, nouvel édile de Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes), a publié lundi une photo de la façade de l’hôtel de ville, elle aussi dénuée de drapeau européen, tandis que le maire RN de Harnes (Pas-de-Calais) Anthony Garénaux-Glinkowski avait, lui, pris l’initiative, dès son installation le 24 mars, de retirer les drapeaux européen et ukrainien.
Aucun texte de loi n’oblige la présence du symbole européen sur les façades des mairies à l’exception du 9 mai, journée de l’Europe. La Constitution ne reconnaît que le drapeau tricolore. Des cadres RN ont mis en avant un autre argument pour justifier les retraits : « les Français ont refusé par référendum en 2005 le drapeau européen, il est donc illégitime en France », a ainsi écrit sur X le député Jean-Philippe Tanguy.
Une proposition de loi visant à rendre obligatoire le pavoisement des drapeaux français et européen au fronton des mairies de communes de plus de 1 500 habitants avait été adoptée par l’Assemblée nationale en 2023. Transmise au Sénat, elle n’a pas été encore examinée par la chambre haute du Parlement. En janvier, plusieurs mairies, en majorité de communes rurales, avaient aussi décroché le drapeau européen en soutien aux agriculteurs dénonçant le traité de libre-échange entre l’UE et des pays du Mercosur.
Source:
www.franceinfo.fr




