« Toutes les évolutions des conflits qu’on voit en Ukraine et au Moyen-Orient nous conduisent à accélérer », insiste Alice Rufo, déléguée auprès de la ministre des Armées. Elle incite à développer les industries duales, « civiles et militaires ».
Publié le 27/03/2026 10:53
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« Il faut absolument aller plus vite sur la production » de munitions car « dépendre des autres est intenable », souligne vendredi 27 mars sur franceinfo, Alice Rufo, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé mercredi des commandes supplémentaires de munitions d’ici 2030 à hauteur de 8,5 milliards d’euros et la création d’une plateforme nommée « France Munitions » pour répondre aux besoins des armées, financée à la fois « par l’État et par des investisseurs privés ».
« Toutes les évolutions des conflits qu’on voit en Ukraine et au Moyen-Orient nous conduisent à accélérer » car « c’est long de produire des munitions, notamment quand elles sont complexes », observe Alice Rufo. « On voit bien qu’il faut à la fois gagner la ‘supériorité technologique’ sur un champ de bataille » et « avoir de la masse », poursuit la ministre déléguée. « La masse, cela passe par l’accélération de la production de tous les types de munitions et par l’investissement dans des munitions à bas coût, produites en grande quantité, et si possible sans dépendre trop de l’extérieur. »
Aujourd’hui, « nous avons une grande souveraineté sur la production de munitions » mais il faut pouvoir accélérer encore pour « pouvoir relocaliser en France des chaînes de production », explique Alice Rufo. Parmi les filières qu’il faut développer, il y a les drones et leur interception mais également « les industries duales », c’est-à-dire civiles et militaires, précise la ministre déléguée. C’est le cas, par exemple de Renault, qui va consacrer une partie de ses lignes de production à la fabrication de drones militaires.
Source:
www.franceinfo.fr




