Publié le 28/03/2026 06:00
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Découvrez les critiques et les entretiens de notre sélection des films sortis en salles le mercredi 25 mars 2026.
La journée partagée de deux jeunes Nigérians avec leur père dans un pays en pleine crise politique, le combat d’une jeune Japonaise qui se bat contre les règles inhumaines de la J Pop, Sandrine Kiberlain en mère courage, deux amis qui tentent le concours de police nationale en Inde, le grand retour de Daniel Day-Lewis au cinéma dans un film réalisé par son fils Ronan Day-Lewis… Voici le programme des sorties cinéma du mercredi 25 mars.
« Un Jour avec mon père » : le cinéaste Akinola Davies Jr. évoque avec onirisme la figure paternelle dans le Nigeria des années 90
Un jour avec mon père d’Akinola Davies Jr., c’est 24 heures inoubliables dans la vie de deux garçons, en 1993 dans un pays, le Nigeria, en pleine crise politique, sous l’emprise d’une féroce junte militaire conduite par le général Ibrahim Babangida. Avec son premier long métrage, Akinola Davies Jr. a donné vie à un moment suspendu et mystérieux, à la fois récit d’enfance et fresque politique à l’esthétique affirmée. Un jour avec mon père a été repéré par le jury de la Caméra d’or au dernier festival de Cannes qui lui a décerné une mention. Intuition confirmée par le Bafta (les César britannique) du premier film décroché par Akinola Davies Jr.
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« Ceux qui comptent » : la bataille de Sandrine Kiberlain, mère courage hardie et sans complexe, pour assurer de beaux lendemains à ses enfants
Rose (Sandrine Kiberlain) élève seule deux adolescents et une petite fille. Malgré une grande précarité financière fait preuve d’une redoutable inventivité pour subvenir aux besoins de la maisonnée. Jean (Pierre Lottin), est un gars ombrageux qui semble cacher un bon cœur derrière sa façade rugueuse. Ils se rencontrent par hasard à la caisse d’un supermarché. Jean le marginal solitaire, qui a fui la société pour panser quelques blessures, découvre bientôt que Rose a un service très important à lui demander… Un conte à la fois drôle et dramatique, pétri d’humanité et servi par une distribution irrésistible.
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« Une jeunesse indienne, Homebound », le film, produit par Martin Scorsese, qui fait le procès de l’extrême droite
Deux amis originaires d’un village pauvre du nord de l’Inde tentent le concours de police. L’un est musulman, l’autre issu de la caste des Intouchables. Ils rêvent d’être parmi les 3 500 élus sur plus de 2,5 millions de candidats qui postulent, à travers toute l’Inde, pour la garantie de l’emploi. Homebound, co-produit par Martin Scorsese, présenté à Un certain regard à Cannes, est une ode à l’amitié qui outrepasse les castes et la religion. Le réalisateur Neeraj Ghaywan montre avec beaucoup de tact et d’intelligence les discriminations que subissent les minorités au pays de Narendra Modi.
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« Love on trial » : la fable mélancolique de Kôji Fukada sur le monde impitoyable de la J-pop
Mai est ce que l’on appelle une « idole ». Membre de Happy Fanfare, un groupe de pop, elle enchaîne les concerts et les rencontres avec les fans, des hommes pour la plupart, qui, tremblant, font la queue pour pouvoir approcher pendant quelques secondes leur idole. Entre les répétitions les nouvelles chorégraphies, les concerts et les rendez-vous avec les fans, les jeunes filles n’ont pas beaucoup de temps libre. Mai vit à fond ce grand rêve avec ses amies du groupe, mais un jour, elle tombe amoureuse de Kei, mime, qui se produit dans la rue… Love on trial, au-delà de mettre en lumière une pratique culturelle spécifique, propose un récit universel sur la liberté, incarné par le combat de cette jeune chanteuse, contrainte de se battre, seule contre presque tous, pour faire valoir ses droits fondamentaux.
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« Anemone » : Daniel Day-Lewis fait son grand retour au cinéma dans un film un peu trop esthétisant, réalisé par son fils
Anemone relate l’histoire d’une famille qui a implosé à la suite du conflit en Irlande du Nord. Ray Stoker (Daniel Day-Lewis), vétéran de cette guerre sanglante a tout quitté pour vivre en exil au fond d’une forêt. Bien des années plus tard, son frère Gem prend la décision de lui rendre visite. En l’absence prolongée de Ray, les traumatismes du passé ont continué de faire des dégâts au sein de la famille, et généré des rumeurs qui empoisonnent désormais la jeune génération. Si l’on ne devait retenir qu’une seule raison de ne pas manquer Anemone, c’est bien sûr Daniel Day-Lewis. L’acteur à la présence si puissante n’a rien perdu de son art ni de son charisme.
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Source:
www.franceinfo.fr




