Des dizaines de milliers d’Argentins, et surtout d’Argentines, sont descendus dans les rues pour manifester contre les violences faites aux femmes mercredi. La marche annuelle du collectif Ni Una Menos, « Pas une de moins », a connu un regain de mobilisation provoqué par le récent féminicide d’une adolescente.
Publié le : 04/06/2026 – 08:17
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Avec notre correspondant à Buenos Aires, Théo Conscience
Aux abords du Congrès, le visage juvénile d’Agostina Vega s’affiche sur des pancartes tenues à bout de bras. L’assassinat de l’adolescente de 14 ans, dont le corps a été retrouvé démembré la semaine dernière, bouleverse l’Argentine.
« La police aurait pu agir plus vite mais elle ne l’a pas fait. Son assassin était poursuivi par la justice mais il avait été libéré. Donc je suis venue pour elle, pour toutes les filles qui souffrent et pour celles qui ne sont plus là ». Micaela porte un foulard vert symbole du droit à l’avortement autour du poignet, et un t-shirt violet aux couleurs du mouvement féministe sur les épaules. « Il y a beaucoup de colère. L’État ne nous protège pas. Le président veut supprimer la notion de féminicide du code pénal », déplore-t-elle.
Depuis son élection, le président argentin Javier Milei démantèle les programmes d’aides aux victimes et de sensibilisation aux violences de genre.
Protéger les femmes ne suffit pas, peut-on lire sur la pancarte de Victoria. « Il faut d’abord éduquer les hommes ! Il y a un féminicide toutes les 31 heures. Cela veut dire qu’un homme tue une femme toutes les 31 heures, et qu’ils sont parmi nous », s’alarme la jeune femme.
Éduquer les hommes, réformer les institutions, changer les mœurs. Tout ce qu’on demande, s’émeut Juliana, c’est de pouvoir vivre en paix.
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Source:
www.rfi.fr






