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Un maire breton, soupçonné d'avoir dirigé un groupe sectaire, mis en examen pour "abus de faiblesse" et "viols"

Une étudiante de 21 ans avait porté plainte en octobre dernier contre un homme résidant dans le Var qui la menaçait de mort. Le parquet de Toulon a ouvert une information judiciaire. Cinq autres victimes potentielles ont été identifiées par les gendarmes.


Publié le 04/05/2026 12:16

Temps de lecture : 2min

Le palais de justice de Toulon (Var). (SOPHIE GLOTIN / RADIO FRANCE)

Le maire des Côtes-d’Armor soupçonné d’avoir dirigé un groupe sectaire a été mis en examen notamment pour « abus de faiblesse » et « viols », indique lundi 4 mai le parquet de Toulon dans un communiqué. L’élu a été placé en détention provisoire. Selon les informations d’ICI Breizh Izel jeudi dernier, il s’agit du maire de Tréogan, à la lisière du Morbihan et du Finistère.

Dans le détail, le suspect a été mis en examen pour « abus de faiblesse » par le dirigeant « d’un groupement poursuivant des activités créant, maintenant, ou exploitant la sujétion psychologique des participants » à l’encontre de six jeunes femmes entre 2017 et 2026. L’élu est également mis en examen pour « menaces de mort » à l’encontre d’une d’elles, « chantage » à l’encontre de deux d’entre elles, ainsi que de « viols » et « agressions sexuelles » au préjudice de l’une des plaignantes entre 2022 et 2025, alors qu’elle avait entre 17 et 20 ans. Les investigations se poursuivent précise le parquet de Toulon, qui indique qu’elles prendront « encore plusieurs mois ».

Pour rappel, une information judiciaire a été ouverte en décembre. L’affaire remonte à octobre 2022, après la plainte d’une étudiante de 21 ans contre un homme alors âgé de 24 ans. Celle-ci affirmait « qu’il la menaçait de mort si elle quittait le groupe de discussions qu’il avait créé sur un réseau social se présentant comme spécialisé dans la rencontre de personnes à haut potentiel intellectuel », précisait la semaine dernière le parquet de Toulon.

Le mis en cause résidant alors dans le secteur d’Hyères (Var), la procédure a été communiquée au parquet de Toulon. Ce dernier a saisi la section de recherches de la gendarmerie nationale de Marseille pour poursuivre les investigations des chefs de menaces de mort et abus de faiblesse par le dirigeant « d’un groupement poursuivant des activités créant, maintenant, ou exploitant la sujétion psychologique des participants », c’est-à-dire d’un groupe à caractère sectaire. Les enquêteurs ont identifié cinq autres jeunes femmes résidant à différents endroits et susceptibles d’avoir été victimes du même homme, dont l’une était âgée de 17 ans à l’époque des faits. Deux d’entre elles ont refusé de déposer plainte, estimant n’avoir été victime d’aucune infraction.

« Outre un contrôle très intrusif dans la vie personnelle et intime de ces jeunes femmes, des contributions financières auraient été mises en place, allant de quelques centaines d’euros pour certaines, et jusqu’à près de 30 000 euros déboursés pour l’une d’elles », détaillait la semaine dernière le ministère public. Toujours selon le procureur, « l’une de ces femmes affirmait avoir vécu des violences psychologiques et avoir subi des actes sexuels sous la contrainte. »

Mardi dernier (28 avril), le maire de Côtes d’Armor a finalement été placé en garde à vue puis en détention provisoire par un juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Saint-Brieuc. Il devait être présenté devant le magistrat instructeur de Toulon dans les jours suivants.


Source:

www.franceinfo.fr

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