Publié le 30/04/2026 22:45
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Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, s’est confié à franceinfo, jeudi 30 avril. Il était présent ce jour même dans les Yvelines après plusieurs violences urbaines.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l’interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
France Télévisions : Vous êtes actuellement en déplacement dans les Yvelines où des policiers de la BAC ont été violemment pris pour cible ce week-end des 25 et 26 avril. D’autres incidents ont éclaté dans une commune voisine. Est-ce que, jeudi 30 avril au soir, le calme est revenu de manière pérenne ou est-ce que vous craignez de nouvelles violences dans le département ?
Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur : Je suis effectivement dans le département des Yvelines. Je visite des militaires de la gendarmerie nationale et des policiers, dans quelques minutes maintenant, pour venir leur apporter mon soutien. Parce qu’effectivement, depuis quelques jours, dans le secteur des Mureaux et dans quelques communes aux alentours, les policiers et les gendarmes font face à des violences urbaines et sont très engagés. Il est important, comme ministre de l’Intérieur, que je vienne leur apporter mon total soutien. Ils apportent des réponses appropriées, procèdent à des interpellations, ils font régner l’ordre. Il était important pour moi de venir leur apporter un soutien, surtout que sept d’entre eux, au cours de ces événements, ont été blessés grièvement. J’ai évidemment une pensée, pour eux, notamment pour un effectif de la BAC des Mureaux. Je suis venu apporter mon soutien à ces effectifs qui endiguent ces violences urbaines qui se produisent maintenant depuis plusieurs jours.
Et sur ces violences urbaines, sur le scénario de ces affrontements, est-ce que vous faites des liens entre ces violences qui ont eu lieu dans différentes villes des Yvelines ?
Oui, bien sûr. Il y a un lien entre ces différentes violences urbaines qui se déroulent dans plusieurs villes, qui prennent la forme souvent d’incendies, de guet-apens pour attirer les forces de l’ordre. Elles sont prises à partie par des jets de projectiles ou des tirs de mortiers, ce qu’on appelle des violences urbaines très classiques. Et systématiquement, les militaires de la gendarmerie et les fonctionnaires de police répondent et font établir l’ordre. Cela fait quelques soirées que le phénomène dure et ça fait quelques soirées que la réponse est parfaitement à la hauteur pour maintenir l’ordre républicain et qu’il n’y ait pas de débordement grave.
Vous avez diffusé un message à tous les préfets afin de leur donner vos préconisations. Qu’est-ce que ça change quand vous dites, « tolérance zéro » ? Est-ce qu’il y a un changement de philosophie qui est, ‘on ne tolérera plus rien’ ? Ce n’était peut-être pas le cas avant ?
Non, pas du tout. J’ai diffusé un message effectivement il y a quelques jours, mais c’est assez habituel. C’est normal pour un ministre de l’Intérieur de rappeler aux forces de sécurité intérieure qu’il ne faut pas tolérer les violences urbaines. Vous savez, depuis le début de l’année dans notre pays, les violences urbaines sont en baisse de 9 % depuis le 1er janvier 2026. En revanche, les violences urbaines qui sont dirigées contre les forces de l’ordre sont en augmentation. C’est plus 19 % depuis le début de l’année. Je suis très attaché à l’autorité et à la fermeté. Je rappelle à l’ensemble des préfets qu’il est important d’intervenir systématiquement. Quand il y a des violences urbaines, on répond. Parfois, on prend évidemment le temps de se repositionner, de s’organiser, mais on doit toujours apporter une réponse. On ne peut pas tolérer de violences urbaines dans notre pays. Vous savez, les violences urbaines, ce sont des incendies de véhicules, des incendies de poubelles, des jets de projectiles sur les forces de l’ordre, des tirs de mortiers sur les forces de l’ordre… Il est important qu’il y ait systématiquement une réponse et des interpellations.
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Source:
www.franceinfo.fr





