L’AVIS DU « MONDE » – POURQUOI PAS
L’Italien Damiano Michieletto, né en 1975, prolifique metteur en scène d’opéras, invité dans les plus grandes scènes d’art lyrique, signe un premier long-métrage efficace (bons acteurs, belle photographie), à défaut d’être original. Inspiré du roman à succès Stabat Mater (Christian Bourgois, 2011), de Tiziano Scarpa, Vivaldi et moi revisite le destin d’une orpheline devenue violoniste, à Venise (Italie), au début du XVIIIe siècle.
L’héroïne, Cecilia, interprétée par l’actrice et chanteuse italienne Tecla Insolia, a été abandonnée par sa mère dans un orphelinat et conservatoire de musique, l’Ospedale della Pieta. Les filles les plus douées y apprennent à jouer d’un instrument, ou deviennent membres du chœur vocal. Leur virtuosité fait rayonner l’institution, laquelle tire ses revenus des concerts, mais aussi des mariages arrangés. En effet, vers l’âge de la vingtaine, les jeunes femmes sont mariées à des hommes contre le versement d’une dot. Cecilia n’y échappe pas, et redoute le moment où elle devra abandonner le violon pour s’occuper de son futur époux.
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