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Fonte des glaces, chaleurs… : l'Europe en première ligne du réchauffement climatique


Publié le 30/04/2026 00:02

Temps de lecture : 1min – vidéo : 2min

L’Europe se réchauffe deux fois plus vite que la moyenne mondiale. C’est la conclusion d’un rapport de l’Institut Copernicus, qui recense les extrêmes climatiques. Les raisons sont nombreuses : il y a la fonte des glaces, les incendies records, mais aussi – et c’est contre-intuitif – l’air moins pollué contribue aussi au réchauffement.

C’est une première place inquiétante pour l’Europe. Elle est le continent où les températures augmentent le plus vite. À Paris, Bruxelles ou Madrid, le réchauffement est en moyenne deux fois plus rapide que dans le reste du monde. Avec des conséquences : canicule et incendies records en 2025. Comment l’expliquer ? D’abord avec la perte de surface blanche, comme la neige qui perd du terrain. Moins 30 % dans toute l’Europe l’an dernier. Les glaces du Groenland disparaissent aussi.

Chaque seconde, l’équivalent de près de deux piscines olympiques fond. Or, ces surfaces enneigées jouent un rôle essentiel. Elles réfléchissent les rayons du soleil et renvoient la chaleur vers l’atmosphère. À l’inverse, lorsqu’il n’y a plus de neige, la chaleur du soleil est absorbée et reste dans le sol. « Ça va venir renforcer le réchauffement, ça va venir renforcer la fonte des neiges et des glaces. C’est une sorte de cercle vicieux et donc finalement on a une amplification du réchauffement localement », explique François Vimeux, climatologue à l’Institut de recherche pour le Développement (IRD).

La sécheresse qui touche de plus en plus l’Europe a elle aussi des effets en cascade, car un sol sans eau se réchauffe encore plus vite. Et il y a une autre raison plus inattendue et paradoxale. L’amélioration de la qualité de l’air fait grimper la température, car certains polluants agissaient comme un filtre et limitaient le passage des rayons du soleil. « On a eu des politiques de dépollution, on a eu aussi une certaine réduction de l’industrie et cela s’accompagne donc d’une baisse de cette pollution par les aérosols et d’un effet plus important de réchauffement. Si vous voulez, c’est comme si l’atmosphère était plus transparente, pour le dire simplement », décrit Jean-François Soussana, président du Haut Conseil pour le Climat. Les scientifiques le rappellent, l’Europe doit accélérer ses efforts pour s’adapter et lutter contre le réchauffement climatique.


Source:

www.franceinfo.fr

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