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Santé : au cœur de l’unité psychiatrique de la police


Publié le 29/04/2026 22:46

Temps de lecture : 1min – vidéo : 2min

L’infirmerie psychiatrique de la préfecture de police est un service unique en France, où sont envoyés les cas les plus complexes, jugés incompatibles avec une garde à vue ou considérés comme dangereux. Médecins et soignants interviennent là-bas à la frontière entre la sécurité et la santé mentale dans des conditions difficiles.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.

Une arrivée sous tension : un homme a été interpellé pour des violences dans la rue, mais son état psychologique ne permet pas de l’interroger. Il est conduit à l’infirmerie psychiatrique de la préfecture de police de Paris. Un service qui reçoit des criminels, mais aussi de plus en plus de patients sous l’emprise de drogue.

Exceptionnellement, notre caméra est autorisée à y pénétrer. Ici, il n’y a que du personnel médical et des surveillants. Les policiers doivent quitter les lieux. « L’infirmière, l’infirmier, c’est la première personne avec qui on a un contact », explique une soignante. Il faut être attentif aux moindres signes : « Un regard, une tension physique, ou même la réticence, ou le patient qui a peur… », ajoute-t-elle.

Deux jeunes médecins mènent une enquête sur le passé psychiatrique du nouvel arrivant. « Nous avons retrouvé qu’il était en effet déjà passé à plusieurs reprises », explique l’un d’entre eux. L’homme est conduit dans une chambre spécialement aménagée. « Ici, on a 14 chambres, un lit, un fauteuil, une table en mousse et donc ça ne peut pas servir de bélier ou d’arme contre le personnel », précise le Docteur Vincent Mahé, médecin-chef de l’infirmerie psychiatrique de la préfecture de police.

Une infirmerie psychiatrique, créée au XIXe siècle, fait l’objet de critiques régulières de la part du contrôleur des lieux de privation de liberté. « On vous attache par une laisse en fer qui vous tient d’un côté, qui est attachée au lit, et de l’autre à votre bras. Mais comme un chien, comme un animal », déplore Dominique Simonnot, contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL).

Des accusations réfutées par le médecin-chef de l’institution. « Jamais on n’attache un patient avec une laisse au lit. Je ne sais pas d’où vient cette information. C’est inexact. Non seulement parce que ce serait absurde, inutile et dangereux, parce qu’un patient pourrait se faire mal, il pourrait se pendre », assure le Docteur Vincent Mahé.

Selon le personnel, pour sécuriser les déplacements, seule une ceinture est utilisée. L’année dernière, près de 1 500 personnes ont été examinées à l’infirmerie psychiatrique de la préfecture de police de Paris.


Source:

www.franceinfo.fr

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