Des détonations sont entendues depuis le début de la matinée le samedi 25 dans plusieurs localités maliennes, dont Kidal et Gao dans le Nord, Sévaré au centre, et Kati, localité près de Bamako et qui abrite la résidence du chef de la junte, le général Assimi Goïta. La junte, au pouvoir depuis 2021, n’a pas encore communiqué sur ces attaques, qui n’ont pas été revendiquées.
Publié le : 25/04/2026 – 09:39Modifié le : 25/04/2026 – 10:08
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Aucun des incidents n’a fait l’objet d’une revendication quelconque pour le moment.
Le Mali est en proie à plus d’une décennie de conflit et de violences jihadistes. Le pays sahélien est dirigé par des militaires arrivés au pouvoir par deux coups d’État en 2020 et 2021.
Le pays est confronté depuis 2012 à une profonde crise sécuritaire nourrie notamment par les violences de groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda et à l’organisation État islamique (EI), ainsi que de groupes criminels communautaires et des indépendantistes.
Le régime militaire du Mali, comme ses voisins, Niger et Burkina Faso, également dirigés par des juntes, a tourné le dos à la France et à plusieurs partenaires occidentaux pour se rapprocher politiquement et militairement de la Russie.
Le groupe Wagner, qui appuyait l’État malien dans sa lutte antijihadiste depuis 2021, avait annoncé la fin de sa mission en juin 2025, et est devenu l’Africa Corps, une organisation sous le contrôle direct du ministère de la Défense russe.
Les militaires ont pris des mesures répressives contre la presse et les voix critiques. Ils ont également dissous les partis politiques et des organisations à caractère politique.
La junte malienne s’était engagée à remettre le pouvoir aux civils au plus tard en mars 2024, mais a depuis manqué à cette promesse.
En juillet 2025, le régime militaire a accordé à Assimi Goïta un mandat présidentiel de cinq ans renouvelable « autant de fois que nécessaire » et sans élection.
Source:
www.rfi.fr





