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Russie: succession de cadres de la défense derrière les barreaux

Suite d’une longue série, on apprenait ce mercredi 22 avril le motif de l’arrestation le 18 avril dernier de Vitaly Melimouk, désormais ex-directeur adjoint du « Parc Patriot », un vaste parc dépendant du ministère de la Défense, situé à quelques kilomètres de Moscou : il est accusé de corruption. Mais ce qui retient surtout l’attention, ce sont les membres de l’ex-clan de Sergueï Choïgou, ministre de la Défense de novembre 2012 à mai 2024, dans le viseur de diverses enquêtes.

Publié le : 22/04/2026 – 20:12


3 min Temps de lecture

De notre correspondante à Moscou, 

Encore la corruption invoquée comme motif de placement en détention pour un cadre de la défense russe, désormais ex-vice-directeur du « Parc Patriot ». Vitaly Melimouk est accusé, selon le journal Kommersant de ce mercredi, d’avoir touché un pot-de-vin de 18 millions de roubles, un peu plus de 200 mille euros au cours actuel.  

Certes, la direction de cette installation du ministère de la Défense était déjà sous enquête approfondie. Trois personnes impliquées dans un scandale de corruption lié au détournement de fonds publics du parc avaient déjà été condamnées à des peines de prison.  

Mais ce qui retient l’attention, c’est la mise au pas globale du ministère de la Défense. Et d’abord du clan des très proches de Sergueï Choïgou, à chaque fois pour motif de corruption… Trois de ses ex-vice-ministres, qui l’ont rejoint à la Défense quand il a occupé le poste, sont derrière les barreaux. Il y a eu le cas retentissant de Timour Ivanov, arrêté en 2024, condamné à 13 ans pour détournement de fonds ; celui plus récent de Pavel Popov, 69 ans, condamné il y a moins de deux semaines à 19 ans dans une colonie pénitentiaire de haute sécurité, pour corruption, fraude, détention illégale d’armes, faux et usage de faux, et abus de pouvoir. 

Également ancien vice-ministre de la Défense, Rouslan Tsalikov, âgé de 69 ans, risque lui plus de vingt ans de prison dans un établissement de haute sécurité, « soit une peine équivalente à la perpétuité », écrivait le journal Kommersant le 6 mars dernier, pour « organisation d’une association de malfaiteurs, corruption et détournement de fonds ». Toujours selon Kommersant, l’affaire concerne la fourniture à un prix élevé de vêtements et d’équipements par la société  Voentorg qui équipe les militaires. Le préjudice subi par l’armée est évalué par les enquêteurs à plus de 6,6 milliards de roubles.

Tsalikov est le quatrième ancien adjoint de Sergueï Choïgou à être emprisonné depuis sa démission et sa nomination comme secrétaire du conseil de sécurité.

Seuls quatre vice-ministres de la Défense de l’époque de Choïgou sont toujours en poste, dont Yunus-Bek Yevkurov, arrivé en 2019, l’un des hommes clés de la stratégie russe sur le continent africain.  

Un média indépendant exilé a fait les calculs et estimé que dans les années qui ont suivi le départ de Sergueï Choïgou, près d’un tiers des cadres du ministère de la Défense et de ses organismes subordonnés ont été limogés. La proportion de limogeages dans les rangs subordonnés, ceux des chefs de département, serait encore plus élevée. Les principaux changements auraient touché les départements et services chargés des acquisitions, des finances et des travaux, ainsi que les organismes exécutant les contrats du ministère de la Défense.

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Source:

www.rfi.fr

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