- Advertisement - spot_imgspot_img
AccueilCulture"Première ligne" : Merzak Allouache monte au front (de mer) dans un...

"Première ligne" : Merzak Allouache monte au front (de mer) dans un film drôle et léger

Le réalisateur de « Chouchou » revient avec une satire sociale tendre et empathique se déroulant sur une plage algéroise.


Publié le 19/04/2026 12:25

Temps de lecture : 3min

Scène du film « Première ligne » de Merzak Allouache (Les Films des deux rives)

Merzak Allouache montre, il ne démontre pas. Son cinéma montre l’Algérie telle qu’elle est et évolue depuis près d’une cinquantaine d’années. Le réalisateur de Omar Gatlato est l’un des fins observateurs (et chroniqueurs) de la société algérienne. Et plus précisément citadine, algéroise notamment.

Sa caméra témoigne de l’évolution de son pays, sans rien occulter, ni la guerre civile (Bab El Oued City, L’Autre monde, Le Repenti), ni les questions sociétales. Ses films sont autant de chapitres, d’histoires qui narrent la grande Histoire.

Le jeune octogénaire revient avec un film en apparence très léger qui dit le quotidien de ses concitoyens avec humour et empathie. Dans cette comédie de mœurs, les sujets sensibles sont abordés avec beaucoup de délicatesse. S’inspirant d’une anecdote glanée sur les réseaux sociaux, l’auteur de Chouchou, grand succès populaire en France, écrit un scénario qui fourmille de scènes vivantes et loufoques, emplies d’éclats de rire et de colère, de joie et de tristesse.

Pourquoi ce titre ? Pour avoir une vue dégagée sur la mer, des familles arrivent tôt à la plage et louent un emplacement au bord de l’eau. Les retardataires se trouvent relégués loin de la première ligne, privés de vue, pris en sandwich entre les parasols-tentes des estivaliers. La famille Bouderbala a décroché la meilleure place… avant qu’une autre famille, les Kadouri, ne vienne s’installer juste devant elle, obstruant tout le paysage. Comment est-ce possible ? La famille Bouderbala crie au favoritisme. Leurs meilleurs ennemis ont sûrement bénéficié d’un « coup de piston ». Reste à trouver le coupable.

Derrière cette comédie de mœurs, le plus prolifique des réalisateurs algériens dit une certaine Algérie, celle qui se débat contre des pesanteurs sociales et religieuses. Il narre aussi une jeunesse empêchée qui rêve d’un ailleurs pour s’épanouir.

Scène de

Scène de « Première ligne » de Merzak Allouache (Les Films des deux rives)

La plage est un espace de vie, un champ sociologique déserté par le farniente. Les estivants y cuisinent, font des projets d’avenir, règlent leurs comptes, se déchirent… Et se reposent quand ils y parviennent. Avec Première ligne, Merzak Allouache apporte un vent d’optimisme et de fraîcheur.

Les personnages, aussi attachants les uns que les autres, nous font vivre l’espace d’une journée toutes les contradictions d’une partie de la société algérienne. Avec beaucoup d’humour. Et des formules qui font tilt. Première ligne, un film léger qui saisit l’air du temps.

Affiche du film

Affiche du film « Première ligne » de Merzak Allouache. (Les Films des deux rives)

Genre : Comédie dramatiqueRéalisation : Merzak AllouacheAvec : Nabil Asli, Fatiha Ouared, Idir Benaibouche, Hichem Benmesbah, Kader Affak, Bouchra Roy, Brahim Derris, Aïda Guechoud, HanaaPays : Algérie, Arabie Saoudite, FranceDurée : 1h26Sortie : 22 avril 2026Distributeur : Les Films des Deux RivesSynopsis : C’est l’été ! La famille Bouderbala arrive tôt à la plage pour être installée au bord de l’eau, en « première ligne ». Entre secrets de famille et guerres de voisinage, le séjour va vite tourner au cauchemar.


Source:

www.franceinfo.fr

Annonce publicitairespot_img

Derniers articles

Annonce publicitairespot_img