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« Le Cri », une revue chrétienne pop aux antipodes d’un cours de catéchisme

La revue des revues. C’est un cri qui vient de l’intérieur de la communauté chrétienne, un cri poussé par de jeunes croyants décidés à ne pas laisser le message de l’Evangile être accaparé par « l’identitarisme catholique ». Et cela fait maintenant six mois que ce nouveau magazine « chrétien, joyeux et radical », fondé par les journalistes Théo Moy et Paul Piccarreta, prête sa voix « à toutes celles et ceux qui en sont privés ». Car, comme l’écrit ce dernier dans l’éditorial du numéro d’avril, la volonté de la petite équipe (deux salariés et une dizaine de pigistes) est de « voir ce qu’il y a de plus petit dans le monde » pour « lui donner la parole ».

Tout porteurs du message d’amour de Jésus qu’ils soient, les journalistes du Cri ne craignent pas d’entrer dans l’arène, conscients que « quelque chose de spirituel se joue dans le combat politique ». Chaque mois, à travers leurs enquêtes, reportages ou récits, ils racontent un morceau du monde : « Le monde avec ses injustices, ses blessures, ses cruautés. Le monde aussi lorsqu’il est tellement beau, lorsque la joie déborde. »

Oubliez l’imagerie d’Epinal, timide et sage : la publication est résolument pop, palette de couleurs flashy et sujets aux antipodes d’un cours de catéchisme. Un petit côté vitaminé − il faut ce qu’il faut dans le contexte anxiogène actuel − qui lui permet de se démarquer des magazines catholiques qui, de La Vie au Pèlerin, en passant par Famille chrétienne, s’adressent de longue date à ce lectorat.

Ligne éditoriale non prosélyte

Aujourd’hui, Le Cri compte plus de 3 000 abonnés − principalement des « cathos de gauche », jeunes ou moins jeunes, et plus largement des chrétiens, notamment évangéliques, nous précise Théo Moy, directeur de la rédaction. Mais le magazine s’adresse plus largement à toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans leur ligne éditoriale résolument non prosélyte, ouverte et profonde.

C’est ainsi que la livraison d’avril propose un grand entretien avec Amine Kessaci, militant écologiste dont les deux frères, Brahim et Mehdi, ont été assassinés par des narcotrafiquants. Le jeune Marseillais y raconte son enfance, entouré d’un père croyant et d’une mère très pieuse, lui qui n’a « aucune gêne à parler de [sa] foi », et qui assume « de faire de la douceur un projet politique, même si certains me reprocheraient d’être un bisounours ».

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Source:

www.lemonde.fr

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