À l’occasion de la 10ᵉ édition de la Fête du court métrage qui démarre ce 25 mars, nous diffusons, pour une durée de 15 jours, quatre films que nous avons tant aimés. Dont “Marcher”, récit de la mue d’une actrice en passe de devenir grand-mère.
Publié le 27 mars 2026 à 11h31
C‘est l’histoire d’une femme qui attend et de sa fille qui l’observe. Miou-Miou, dans son propre rôle, va bientôt devenir grand-mère. Parsemée de réflexions sur les habitudes des gens, la vieillesse et le passage des années, sa déambulation dans les rues, sans chronologie claire nous plonge dans l’intimité d’une vie qui va changer.
En 2009, Jeanne Herry — qui, depuis, a réalisé les longs métrages à succès Pupille (2018) et Je verrai toujours vos visages (2023) — filmait sa propre mère dans ses pérégrinations. Et la regardait vivre : Miou-Miou prend un café, remercie le barman (Grégory Quadebois) qui le lui offre, assiste à un cours d’anglais, révise ses textes, parcourt la ville et la montagne… Elle passe le temps : sa fille va bientôt accoucher.
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Une certaine douceur transparaît dans ce film, comme une impression de surprendre la comédienne dans ses pensées. Le quotidien et l’écoulement des jours sont filmés avec délicatesse. Les sacs de course, le trottoir, le bruissement des feuilles : une grande attention est accordée aux détails qui composent son environnement. Plus encore, c’est le regard d’une femme sur sa propre mère qui nous touche : comment Miou-Miou traverse-t-elle ces derniers instants avant le bouleversement ?
Source:
www.telerama.fr





