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Il faut faut "anticiper" l'épidémie de chikungunya aux Antilles et en Guyane "en vaccinant les personnes les plus fragiles", estime un épidémiologiste

Dans une tribune, des épidémiologistes appellent à organiser la vaccination pour éviter une nouvelle épidémie de chikungunya.


Publié le 25/03/2026 20:57

Temps de lecture : 1min

Un moustique. (PATRICK LEFEVRE / MAXPPP)

Il est possible d' »anticiper » l’épidémie de chikungunya aux Antilles et en Guyane « en vaccinant les personnes les plus fragiles », « dans les mois à venir », affirme mercredi 25 mars sur France Inter le docteur Loïc Epelboin, médecin au CHU de Guyane. L’épidémiologiste est cosignataire d’une tribune publiée dans Le Monde appelant à organiser la vaccination dans ces territoires d’outre-mer « précocement, gratuitement et de manière ciblée ».

Selon Loïc Epelboin, en Martinique, en Guadeloupe et en Guyane, « on a tout ce qu’il faut » pour « qu’une épidémie survienne ». Des cas ont été recensés à Cuba et au Suriname, limitrophe de la Guyane, où on dénombre « une cinquantaine de cas » depuis « environ un mois ». Par ailleurs, la dernière épidémie de chikungunya remontant à environ dix ans, en conséquence « peu de gens aujourd’hui sont immunisés et protégés » contre ce virus, alerte l’épidémiologiste.

« En 2014, on a subi de plein fouet cette épidémie », rappelle Loïc Epelboin. Maintenant, il existe « depuis deux ans » deux vaccins contre le chikungunya autorisés en France. Il est donc possible de vacciner « avant que l’épidémie ne survienne ».

Le chikungunya est une maladie virale transmise par le moustique tigre, provoquant des fièvres et des douleurs articulaires.


Source:

www.franceinfo.fr

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